Étant donné l’étendue des effets des inconduites sexuelles dans les Forces armées canadiennes (FAC) sur les membres et les vétérans des FAC ainsi que sur leur famille, l’Institut Atlas pour les vétérans et leur famille salue la publication du rapport de l’ancienne juge de la Cour suprême, Louise Arbour, par la ministre de la Défense nationale, Anita Anand. L’Institut Atlas se réjouit aussi que le gouvernement se soit engagé à trouver la meilleure façon de coordonner la mise en œuvre des recommandations de ce rapport pour résoudre cette crise.

Les recommandations, à la base, reconnaissent le cheminement des personnes ayant subi un traumatisme sexuel lié au service militaire (TSM) et ouvrent la voie à des changements culturels et systémiques.

Comme l’ont noté la ministre Anand et la juge Arbour, il est impératif d’inclure des experts-conseils dans les efforts de mise en œuvre de ces recommandations, surtout que les rapports et recommandations antérieurs ont eu peu de suite.

L’Institut Atlas sait que divers intervenants peuvent jouer de nombreux rôles de manière concertée en ce sens. Guidé par les personnes touchées, l’Institut Atlas s’engage à soutenir méthodiquement le travail collectif de tous les partenaires pour faire avancer la mise en œuvre des 17 recommandations qui ont été jugées comme étant prioritaires cette année. Il est important que les voix des personnes touchées par un TSM continuent de faire partie de toute la démarche afin d’orienter les changements nécessaires et de veiller à ce qu’ils atteignent les résultats escomptés.

En plus de participer à la concrétisation des recommandations, dans la mesure de ce qui est possible et pertinent, l’Institut Atlas entend poursuivre ses efforts pour améliorer le bien-être des personnes touchées par les inconduites sexuelles dans les FAC. L’Institut continuera ainsi à diffuser de l’information sur les programmes et services de soutien par les pairs, à déterminer les besoins des fournisseurs de services et à élaborer des ressources éducatives pour faciliter leurs interactions avec les vétérans et les familles touchés par des inconduites sexuelles, à préparer des ressources informationnelles pour les vétérans et leur famille, à jouer un rôle au sein de la communauté de pratique canadienne qui travaille dans le domaine des TSM, et à veiller à ce que les personnes touchées par un TSM soit entendues, mais aussi que leur sagesse guide nos travaux.

Par ailleurs, il est important d’avoir conscience de la multitude d’émotions que peut susciter un événement aussi marquant que le dévoilement de ce rapport pour les personnes touchées par un TSM. L’Institut Atlas a de l’information en ligne à ce sujet, y compris un feuillet de renseignements sur le TSM, qui comprend des liens vers les ressources offertes. Le tout se trouve dans le centre de connaissances de l’Institut à https://atlasveterans.ca/fr/centre-de-connaissances/traumatisme-sexuel-lie-au-service-militaire-tsm/.

Nous avons bon espoir que la mise en œuvre sans tarder des recommandations formulées dans le rapport donnera lieu à une approche concertée à l’échelle du système pour créer le contexte nécessaire à un changement durable. En terminant, nous saluons le courage des personnes qui ont raconté publiquement leur histoire, malgré toute la difficulté de le faire, dans l’espoir que leur expérience puisse influencer le cheminement d’autres personnes.

Pour tout complément d’information, veuillez écrire à :
media-atlas@theroyal.ca

Nous savons que les fournisseurs de services de santé comme vous s’engagent à assurer les meilleurs services de soutien. L’organisme Wounded Warriors Canada et l’Institut Atlas pour les vétérans et leur famille ont le plaisir d’annoncer le cours offert en anglais seulement sur la plateforme Warrior Health.

Nous sommes là pour vous offrir des occasions de formation qui vous aideront dans vos efforts pour mettre en œuvre des pratiques fondées sur des données probantes dans le but d’améliorer la santé mentale des vétérans canadiens et de leur famille. Atlas donnera accès à ce cours gratuitement à 500 fournisseurs de services auprès des vétérans et des familles de vétérans.

Ce cours s’adresse aux fournisseurs de services de santé qui travaillent auprès de membres ou d’anciens membres des Forces armées canadiennes, de la Gendarmerie royale du Canada ou des corps de sécurité publique et auprès de leur famille. Il permettra à ces fournisseurs d’en savoir davantage sur ce que vivent les professionnels ayant subi un traumatisme pour bien les comprendre.

Dr. Tim Black, R. PsychLe cours a été élaboré par le conseiller clinique national de Wounded Warriors Canada, Tim Black, Ph. D., psychologue agréé, avec le soutien de l’Institut Atlas. Le cours présente des méthodes cliniques pour arriver à répondre aux besoins particuliers en matière de santé mentale des personnes qui servent (ou ont servi) le Canada au pays ou à l’étranger. Il permet de prendre conscience du fossé qui existe entre les professionnels ayant vécu un traumatisme et le public, qui n’est pas toujours conscient de l’incidence que le service peut avoir sur la santé mentale et le bien-être.

Renseignez-vous sur un nouveau cours virtuel novateur en anglais, à suivre à votre rythme, qui a été élaboré en partenariat avec l’organisme Wounded Warriors Canada : Introduction to Trauma-Exposed Professionals.

Selon le président et directeur général du Centre d’excellence, Fardous Hosseiny, les ex-militaires peuvent vivre les contrecoups de ces événements chaque fois qu’un conflit dégénère, particulièrement lorsque la situation suscite un intérêt planétaire et fait l’objet d’une imposante couverture médiatique. Il importe alors d’informer ces personnes des mesures de soutien et des ressources disponibles.

Brian McKenna, ancien adjudant à la retraite et conseiller stratégique national auprès des vétérans pour le Centre d’excellence – TSPT, souligne l’importance pour les Canadiens de comprendre, dans des moments comme ceux-ci, toute la complexité des enjeux ainsi que les répercussions éventuelles sur quiconque a déjà servi dans le secteur militaire, ainsi que pour leurs proches. « Pensons que ceux et celles qui ont servi dans des situations similaires suivent sans doute l’évolution du conflit, avec toutes les images que cela implique. Nous savons que cela s’avère non seulement éprouvant, mais qu’il y a un risque de recréer un traumatisme », dit-il.

« Les images de guerre sont difficiles à regarder, et c’est là une réaction naturelle universelle », ajoute M. McKenna. « Pour les vétérans toutefois, c’est aussi se souvenir du nombre effarant de civils qui souffrent, des citoyens qui meurent de faim et de froid durant ces conflits hivernaux, des enfants blessés qui font la file, des missiles qui s’abattent sur des logements civils, des pénuries de nourriture pour les aînés. Ce sont les situations les plus difficiles à observer parce qu’elles vont à l’encontre de l’éthique du soldat. Nous avons été directement témoins de ces tactiques ailleurs, comme en ex-Yougoslavie. Pour plusieurs d’entre nous, observer ce qui se passe à Kyiv, c’est un peu comme revivre notre mission à Sarajevo. » Il souligne l’importance pour toute personne en détresse d’avoir accès à du soutien dès qu’elle prend conscience que la situation risque de mettre en péril son bien-être psychologique.

Les familles des vétérans ressentent aussi les répercussions de la situation actuelle, selon Laryssa Lamrock, conseillère stratégique nationale auprès des familles pour le Centre d’excellence – TSPT. « Nous savons que les familles des vétérans sont à leurs côtés à la maison pour les soutenir devant ce flot d’émotions. Mais ces familles vivent elles aussi tout un éventail d’émotions en lien avec ces événements, qui leur rappelleront peut-être l’appréhension, l’anticipation, l’inquiétude, la fierté ou des moments charnière de la vie. Le service militaire se transmet parfois de génération en génération. Pour le fils ou la fille d’un vétéran ayant été déployé lors de conflits antérieurs, il n’est pas difficile de s’imaginer, en tant que parent, que ce pourrait bien être le tour de son propre enfant de porter un jour l’uniforme. Au Centre d’excellence – TSPT, nous tenons à faire comprendre aux familles qu’elles seront également accueillies et écoutées, et qu’il existe des ressources pour encadrer leur situation particulière et leurs besoins uniques. »

M. Hosseiny ajoute que les fournisseurs de services en santé mentale auprès des vétérans et de leur famille pourraient devoir adapter leur prestation de soins pour tenir compte des traumatismes. En effet, les fournisseurs jouent un rôle de premier plan pour soutenir les vétérans et leur famille. Ils sont invités à se montrer attentifs à l’évolution du conflit afin de faire le point à ce sujet avec leurs clients dans le cadre de leur prestation de soins.

Le Centre d’excellence – TSPT incite toutes les personnes qui souhaitent obtenir du soutien à communiquer avec le service d’aide d’Anciens Combattants Canada (ACC), en tout temps et tous les jours de l’année. Les vétérans, leur famille et leurs aidants pourront discuter gratuitement avec un professionnel en santé mentale, en composant le 1‑800‑268‑7708 (ATS : 1-800-567-5803).

Pour accéder à une liste de ressources d’aide supplémentaires :  https://atlasveterans.ca/directory-of-services/

Le Centre d’excellence sur le trouble de stress post‑traumatique est un organisme intermédiaire indépendant financé par l’entremise d’Anciens Combattants Canada (ACC) afin de réaliser des études et de fournir aux vétérans des FAC et de la GRC, ainsi qu’à leur famille et à leurs fournisseurs de soins en santé mentale, l’accès à des ressources et à des données actuelles fondées sur des données probantes en vue d’améliorer la santé mentale et de favoriser le bien-être. Le Centre d’excellence – TSPT est encadré par quatre groupes de référence communautaires interreliés composés de vétérans, de membres des familles de vétérans, de chercheurs et de fournisseurs de services.

En février et en tout temps : Célébrons l’histoire des communautés noires aujourd’hui et tous les jours

Si le Mois de l’histoire des Noirs est célébré chaque année en février, il demeure important de reconnaître et de soutenir les militaires et les vétérans canadiens de race noire chaque jour de l’année.

C’est depuis le 19e siècle que les Canadiens noirs sont engagés à servir notre pays par la voie militaire, ici et à l’étranger. Qu’il s’agisse du Victoria Pioneer Rifle Corp dans les années 1850, des militaires noirs ayant combattu avec courage en Afghanistan ou des soins qu’ils ont apportés aux personnes âgées pendant la pandémie, c’est d’une longue tradition d’héroïsme et d’altruisme dont il est question, et celle-ci mérite réflexion et se doit d’être racontée et célébrée.

Tout au long du mois de février, nous présenterons le profil de divers vétérans canadiens de race noire ayant participé à de nombreux conflits, certains plus récents et d’autres remontant à plusieurs années. Nous ferons le récit d’histoires de bravoure et de force, de compassion et de bienveillance. Ce sont les histoires de nos frères et sœurs d’armes qui ont combattu aux côtés de leurs camarades avec un but, un objectif commun : celui d’assurer le succès de leur mission, c’est-à-dire protéger les innocents et représenter le Canada avec honneur.

Nous vous invitons à suivre nos publications sur le Mois de l’histoire des Noirs sur nos réseaux sociaux – Facebook, Twitter et LinkedIn – et à consulter régulièrement cette page au fil du mois afin de découvrir d’autres profils de courageux vétérans canadiens de race noire.

Voici d’autres ressources mettant en relief les réalisations des Canadiens de race noire au sein des forces armées :

L’adjudant (retraité) Cyril JordanAyant servi dans les FAC pendant près de 23 ans, de 1987 à 2012, l’adjudant (retraité) Cyril Jordan est aujourd’hui une source d’inspiration pour bien des gens. M. Jordan a commencé sa carrière dans le Royal Montreal Regiment (RMR) en 1987. Au cours de son mandat au sein du RMR, il a su trouver une communauté et une famille. Depuis, il ne tarit pas d’éloges à l’égard du RMR, car il s’agit d’une unité diversifiée qui mise sur la force individuelle et collective.

En 1990, M. Jordan a participé à son premier déploiement à Chypre. Étant le seul Noir de sa compagnie, il a rapidement appris les défis qu’il devrait surmonter pour réussir dans son parcours.

 » Là où il n’y a pas de lutte, il n’y a pas de progrès. »
– Frederick Douglass

Sans lutte, il ne saurait y avoir de persévérance. M. Jordan devait souvent se répéter que si les choses n’étaient pas toujours faciles, il était malgré tout important de savoir y faire face. Et la persévérance dont il a fait preuve lui a été salutaire. Ainsi, le cours des choses a commencé à changer au fil de cette mission. Au fur et à mesure que les membres de l’équipe ont accédé à de nouveaux postes et à de nouvelles affectations, la situation s’est améliorée.

En 1991, une fois sa première affectation terminée, il a vu sa carrière progresser alors qu’il entreprenait sa deuxième mission, cette fois en Yougoslavie. Tout au long de ces missions et de sa carrière, M. Jordan a tissé des amitiés durables et gravi les échelons jusqu’au poste d’adjudant, qu’il a occupé jusqu’au moment de prendre sa retraite.

La route ne lui a pas toujours été facile. Bien que M. Jordan se soit senti accueilli et accepté dans son unité d’origine au sein du RMR, il a tout de même été confronté à la discrimination et a dû essuyer de multiples revers au fil de ses missions. Mais comme il se plaît à le répéter à ses enfants : « La pire chose que vous puissiez faire est de laisser quelqu’un vous abattre. Quand vous êtes abattu, vous devez vous relever. » Et c’est ce qu’il a fait.

L’adjudant (retraité) Cyril JordanLa vaste carrière de M. Jordan a été récompensée par la médaille de la Force des Nations Unies chargée du maintien de la paix à Chypre (UNFICYP) et la médaille de la Force de protection des Nations Unies en ex-Yougoslavie (FORPRONU). M. Jordan a également reçu la Médaille canadienne du maintien de la paix (MCMP), la Médaille du jubilé de diamant de la Reine Elizabeth II et la Décoration des Forces canadiennes (CD) avec agrafe.

 » Je suis fier des deux déploiements auxquels j’ai participé. Je suis fier d’avoir persévéré malgré toutes les difficultés auxquelles j’ai dû faire face en tant que membre d’une minorité visible. Je suis fier de n’avoir permis à rien ni à personne de m’empêcher d’avancer. Et si j’avais un conseil à donner, ce serait d’oser faire un pas en avant et de regarder ce qui se passe. Qui sait où cela vous mènera? »

– L’adjudant (retraité) Cyril Jordan

Sergent (retraité) Arnold ParrisQuelques mots suffisent au sergent (retraité) Arnold Parris pour exprimer l’expérience qu’a été pour lui son enrôlement dans les Forces armées canadiennes (FAC) : « Ce fut la meilleure décision que j’ai jamais prise! ».

Jeune adulte, M. Parris chérissait déjà depuis longtemps le désir de devenir militaire. Sa volonté de s’engager dans les forces armées ne l’avait jamais quitté, et ce, en dépit des mises en garde de certains soutenant que le climat qui y régnait n’était pas favorable pour un jeune homme noir. Malgré tout, suivant les encouragements d’un vétéran de la guerre du Vietnam, il a finalement rejoint les rangs de la Force de réserve en 1978, avant de s’engager à temps plein en 1983.

Or, l’expérience qu’a connue M. Parris en tant que membre de race noire des FAC s’est avérée fort différente, voire à l’opposé de ce que lui prédisaient certaines personnes. Il y a en effet trouvé une communauté, une camaraderie, un sens du devoir et, avant tout, une famille. Le racisme était bien présent dans les rangs et il en était conscient, mais il ne comptait pas laisser pour autant les actions de quelques-uns ternir sa nouvelle vie de soldat canadien.

Après avoir terminé sa préparation élémentaire et sa formation de fantassin, M. Parris s’est joint au 2e bataillon, Princess Patricia’s Canadian Light Infantry (2 PPCLI). Il a tout de suite été fort impressionné par les efforts concertés des soldats sous la contrainte, surtout sur le terrain. Sa première affectation à l’étranger a eu lieu à la BFC Baden-Sollingen, dans l’ancienne Allemagne de l’Ouest.

Sergent (retraité) Arnold Parris

M. Parris excellait dans l’aspect physique du métier de soldat, et lorsqu’on lui donna l’occasion de servir dans le Régiment aéroporté canadien, il ne manqua pas de la saisir. Il a participé à deux missions, la première de 1988 à 1992, puis de nouveau en 1994. Devenir parachutiste a été le point culminant de sa carrière – l’Allemagne, c’était bien, mais ça, c’était encore mieux.

Il a reçu de nombreuses médailles pour ses diverses affectations à l’étranger, notamment la Médaille du service spécial avec barrette de l’OTAN, la médaille de la Force de protection des Nations Unies en ex-Yougoslavie (FORPRONU), la Médaille de l’OTAN (BOSNIE) et l’Étoile de campagne générale (Afghanistan). On lui a également remis la Médaille canadienne du maintien de la paix (MCMP), la Décoration des Forces canadiennes (DC) avec deux agrafes, ainsi que la Médaille du sacrifice des Forces canadiennes. De plus, la Mention élogieuse du commandant en chef à l’intention des unités lui a été décernée à deux reprises, en reconnaissance des actes accomplis à la fois par le groupement tactique du 2 PPCLI en Croatie et par le groupement tactique du 3 PPCLI en Afghanistan.

M. Parris se remémore avec émotion son passage dans les FAC. Parmi ses affectations, il a notamment été recruteur, et son rôle consistait à faire connaître les différentes possibilités d’emploi au sein des FAC à divers groupes de minorités visibles, en particulier aux jeunes femmes et hommes noirs. Il leur disait que « [c’était] le secret le mieux gardé » et, faisant écho au sentiment qu’avait exprimé le vétéran qui l’avait lui-même encouragé à rejoindre les rangs, il ajoutait : « Engagez-vous dès maintenant! Et quand vous l’aurez fait, quoi qu’il arrive, n’abandonnez pas! « . Quel excellent conseil de la part d’un soldat des plus distingués.

 

Capitaine Kevin JunorLes plus de 34 ans de carrière du capitaine Kevin Junor au sein des Forces armées canadiennes (FAC) ont marqué le cours des dernières décennies. En 1980, M. Junor s’enrôlait comme simple soldat dans le Toronto Scottish Regiment. Puis il a gravi les échelons pour devenir adjudant-chef (adjuc) en 1998 et a par la suite été nommé sergent-major régimentaire (SMR). Or, il s’agissait d’une nomination importante, le SMR étant considéré comme le soldat à la fois le plus chevronné et le plus expérimenté d’une unité représentant l’ensemble des militaires du rang (MR), en plus d’agir à titre de conseiller principal du commandant.

Lors de sa mission opérationnelle en Sierra Leone, M. Junor a servi à titre de conseiller militaire principal. Il a ainsi été chargé de conseiller et d’aider à réhabiliter les Forces armées de la République de Sierra Leone (FARSL), qui se relevaient d’une décennie de guerre civile. En tant qu’homme noir participant à une telle mission, il savait qu’il pourrait apporter une contribution plus significative s’il osait dépasser le cadre habituel de ses fonctions. Et c’est ce qu’il a fait.

M. Junor estimait que le perfectionnement professionnel lié au poste cadre de SMR des FARSL présentait des lacunes. Soucieux d’améliorer le processus, il a lui-même élaboré un programme de formation, axé sur le leadership, la gestion du changement et la consolidation d’équipes. Son programme, introduit en 2007 et offert jusqu’en 2011, allait devenir la voie à suivre. Il s’agit d’ailleurs de l’expérience dont M. Junor se dit le plus fier. Donner aux autres l’occasion de recevoir le respect qui convient à leur fonction pour la première fois dans leur carrière militaire, voilà ce dont il était question.

Capitaine Kevin JunorAprès avoir été SMR, M. Junor est devenu conseiller en matière de diversité au sein des FAC, où il agissait également à titre de coprésident militaire national du Groupe consultatif des minorités visibles de la Défense. En 2020, il a participé à une mission opérationnelle en Jordanie en tant qu’officier de projet.

Au cours de ce déploiement, il a été chargé de coordonner un séminaire sur l’intégration du genre. Mettant à profit ses talents d’innovateur, M. Junor a saisi cette occasion pour faire quelque chose de différent. Il a ainsi proposé un nouveau modèle afin de restructurer le séminaire en mettant l’accent sur l’expérience des Forces armées jordaniennes (FAJ). Il s’agissait là d’une toute nouvelle approche qui représentait un changement majeur par rapport à ce qui se faisait auparavant. Pour la première fois, le séminaire était organisé entièrement en arabe et dirigé par les FJA, avec le soutien des FAC. À l’instar de son expérience en Sierra Leone, cette formule est devenue le nouveau modèle à suivre.

Capitaine Kevin Junor miniature toy soldierTout au long de sa carrière, M. Junor a reçu d’innombrables prix et distinctions, notamment l’Ordre du mérite militaire et le prix d’excellence professionnelle Harry Jerome. Il détient même un soldat de plomb miniature à son effigie et a été l’un des rares Canadiens invités à la fois aux 90e et 100e anniversaires de la Reine mère, ainsi qu’à ses funérailles.

M. Junor a tellement apprécié son passage au sein des FAC qu’il a accepté sa commission de capitaine et continue d’y servir à ce jour. Il parle des FAC comme d’un endroit formidable qui vous met au défi, vous pousse à vous dépasser et vous permet d’en apprendre plus que vous ne l’auriez jamais imaginé. S’il avait un conseil à donner, il dirait :  » Ne laissez personne définir qui vous êtes. Vous avez la capacité de le faire par vous-même, alors n’accordez un tel pouvoir à personne d’autre. « 

Comme le souligne Fardous Hosseiny, président et chef de la direction du Centre d’excellence – TSPT, bien que de nombreux vétérans vivent une saine transition vers la vie civile, on ne saurait ignorer que les vétérans risquent davantage de souffrir de problèmes de santé mentale que le reste de la population canadienne. « Les problèmes de santé mentale affectent les vétérans dans de nombreux domaines, qu’il s’agisse de leur qualité de vie, de leurs relations ou de leurs finances, et ils éprouvent souvent de la difficulté à accéder à des soins » [traduction], précise M. Hosseiny. « Nous avons devant nous des modifications qui, au cours des deux prochaines années, traiteront de l’accès à la couverture des traitements de santé mentale, et de l’allègement du fardeau et des risques financiers, à savoir des éléments qui ont tous des répercussions sur les vétérans. Nous avons ici l’occasion de permettre aux personnes directement concernées par la façon d’administrer les prestations aux vétérans de se faire entendre et d’influencer la direction que prendra le règlement final. »

Selon les informations publiées par ACC, si cette modification réglementaire est approuvée, les vétérans vivant au Canada qui soumettent une demande de prestation d’invalidité en raison d’un trouble de santé mentale admissible – ainsi que ceux qui ont déjà soumis une demande – seront automatiquement admissibles à la Prestation de santé mentale. L’accès aux traitements de santé mentale permettrait d’éviter que le trouble de santé mentale du vétéran ne s’aggrave ou ne perdure. À compter du 1er avril 2022, les vétérans pourront bénéficier d’un traitement d’une durée maximale de deux ans pour des problèmes comme les troubles anxieux, les troubles dépressifs et les troubles liés à un traumatisme ou à un facteur de stress, notamment le TSPT.

Brian McKenna, conseiller stratégique auprès des vétérans au Centre d’excellence – TSPT, a accueilli l’annonce avec un enthousiasme prudent, soulignant que c’est là le résultat du plaidoyer auquel se livrent les vétérans depuis de nombreuses années. « Tout ce qui permet d’écourter les délais d’accès à des prestations indispensables est en soi une victoire. Cela minimise les risques associés à l’attente à laquelle sont confrontés les vétérans avant de pouvoir bénéficier d’une couverture pour un traitement. Toutefois, les nouvelles modifications n’auront une incidence positive sur le cheminement en matière de santé mentale des vétérans que si leur mise en œuvre tient compte des problèmes que les vétérans et les membres de leur famille ont déterminés comme étant critiques. »

M. McKenna reconnaît que cette mesure offrira aux vétérans et aux familles – dont plusieurs ont jusqu’ici dû payer de leur poche pour accéder à des soins de santé onéreux, mais indispensables – la possibilité de choisir un traitement en fonction de leurs besoins en matière de santé, plutôt qu’en fonction de leur situation financière. Il souligne par ailleurs que certains domaines nécessiteront quelques éclaircissements. Par exemple, les modifications autoriseront-elles des thérapies supplémentaires; incluent-elles le traitement de la toxicomanie dans leur champ d’application; la télésanté et l’information numérique sur la santé pourraient-elles être utilisées afin de faciliter l’accès aux traitements?

« Ce que je sais toutefois, ajoute M. McKenna, c’est que nous avons plaidé pendant très longtemps pour en arriver là où nous en sommes aujourd’hui, et ce n’est pas le moment de faire marche arrière. Il est tout à fait logique de poursuivre sur cette voie tout au long du processus de la mise en application de la politique et de son déploiement, afin que nous puissions déterminer le plus rapidement possible ce qui peut et doit être amélioré. »

Le Règlement modifiant le Règlement sur les soins de santé pour anciens combattants peut être consulté dans La Gazette du Canada, Partie 1.

Pour être pris en considération, tout commentaire au sujet des modifications proposées doit être envoyé à cabinetbusinessunit-unitedinformationducabinet@veterans.gc.ca au plus tard le 30 janvier 2022.

 

 

Le Centre d’excellence sur le TSPT (Centre d’excellence – TSPT) considère les excuses formelles présentées par la ministre de la Défense nationale, Anita Anand, le 13 décembre 2021, comme une étape positive envers la reconnaissance des préjudices subis par les personnes qui ont été victimes d’inconduites sexuelles pendant leur service au sein des Forces armées canadiennes (FAC).

Le chef d’état-major de la Défense, le général Wayne Eyre, et Jody Thomas, sous-ministre de la Défense nationale, ont également présenté leurs excuses et dit être conscients des répercussions que peuvent avoir les inconduites sexuelles liées au service militaire sur les amis et les membres de la famille des survivants, ainsi que sur les personnes qui en sont témoin. Ces excuses publiques officielles constituent une reconnaissance et une validation des expériences vécues par des milliers de membres des FAC (membres actifs et anciens membres, fonctionnaires fédéraux du ministère de la Défense nationale [MDN] et personnel des fonds non publics, dont certains peuvent aussi être vétérans) et renforcent la volonté publique du MDN et des FAC de changer les choses. Ces excuses font suite à d’autres engagements en faveur d’un changement, notamment le recours collectif Heyder Beattie, les modifications apportées aux politiques des FAC et d’Anciens Combattants Canada (ACC), ainsi qu’à d’autres efforts actuellement déployés, comme le programme de Démarches réparatrices et les fonds dédiés à l’élargissement du mandat et des services offerts par le Centre d’intervention sur l’inconduite sexuelle (CIIS).

Selon le Centre d’excellence – TSPT, pour que de telles excuses s’avèrent significatives, le MDN et les FAC devront poursuivre leurs efforts envers un changement de culture durable et l’égalité des genres. Il s’agit là d’assumer la responsabilité des actes répréhensibles qui ont été perpétrés, de reconnaître les répercussions de la marginalisation et de l’exclusion des femmes et des membres 2SLGBTQ+, d’assumer l’entière responsabilité de la création et du soutien d’une culture genrée et sexualisée ouvrant la porte à des inconduites sexuelles dans le contexte militaire, et d’exprimer des regrets pour ce qui s’est passé – et pour ce qui est toujours d’actualité aujourd’hui.

Bien que les femmes demeurent les plus exposées aux risques d’inconduites sexuelles au sein des FAC, les hommes et les personnes de diverses identités de genre sont de plus en plus susceptibles de vivre des expériences similaires. En effet, l’expérience de telles inconduites chez les personnes 2SLGBTQ+ et les personnes de couleur est exacerbée par la discrimination fondée sur leur différence. Les personnes appartenant à plusieurs groupes en quête d’équité subissent souvent le stress cumulatif lié à la discrimination intersectionnelle, ce qui les expose à un risque accru de développer un TSPT et d’autres problèmes de santé mentale et physique.

L’inconduite sexuelle liée au service militaire peut prendre diverses formes, notamment le harcèlement sexuel, les rituels initiatiques, les agressions sexuelles et/ou la discrimination fondée sur le sexe, le genre, l’identité de genre ou l’orientation sexuelle. Les personnes exposées à de tels comportements présentent un risque accru de dépression, de toxicomanie, de TSPT et d’autres problèmes de santé mentale et physique, y compris des problèmes de santé reproductive ou de douleurs chroniques. Cela peut entraîner un sentiment de honte et de culpabilité, une détresse morale et le sentiment d’être trahi par ses propres institutions, ce qui par ailleurs risque d’affecter la carrière de la personne touchée et sa capacité à servir son pays. En effet, les répercussions des inconduites et des traumatismes sexuels liés au service militaire (TSM : terme utilisé pour décrire les effets psychologiques, physiques et sociaux ou les « blessures » que peuvent ressentir les personnes qui subissent une inconduite sexuelle liée au service militaire ou qui en sont témoins) peuvent avoir une résonance sur l’ensemble de la vie.

Nous sommes conscients que le MDN et les FAC ne peuvent à eux seuls livrer une telle bataille. C’est pour cette raison que depuis 2019, le Centre d’excellence – TSPT s’est joint à un groupe de personnes aux réalités variées, composé de chercheurs, de décideurs, de cliniciens, de représentants gouvernementaux ainsi que de personnes ayant personnellement vécu de tels traumatismes, qui ensemble forment la Communauté de pratique canadienne sur les traumatismes sexuels liés au service militaire (Cdp – TSM). La Cdp – TSM a organisé un symposium international en trois parties afin de sensibiliser la population à cet enjeu critique et de faire progresser les efforts des organismes et des intervenants qui soutiennent les personnes touchées par les TSM, en plus de produire un feuillet de renseignements sur les TSM. La Cdp – TSM entend continuer à soutenir les efforts actuels engagés par le MDN et les FAC par l’entremise de travaux de recherche effectués par ses membres, la mise en commun des connaissances et son engagement à accroître la sensibilisation du public. Le Centre d’excellence – TSPT demeure déterminé à collaborer avec les personnes touchées par les TSM, la Cdp – TSM et d’autres partenaires du réseau afin de soutenir les efforts déployés dans l’ensemble du système qui permettront d’apporter les changements durables dont nous avons tant besoin.

Le Centre d’excellence sur le TSPT souhaite communiquer avec les premiers intervenants, le personnel de la sécurité publique et leur famille, ainsi qu’avec les fournisseurs de services et les chercheurs, afin de connaître leurs besoins en matière de connaissances et d’informations en ce qui a trait au TSPT et aux états de santé mentale connexes.

Ce projet est une extension d’un projet d’analyse des lacunes concernant les vétérans et leurs familles actuellement en cours, également mené par VIRGO Planning and Evaluation Consultants Inc. Nous nous préparons à partager les résultats de cette analyse. Le Centre d’Excellence a reçu un financement de la Fondation Medavie pour ce projet concernant les premiers intervenants. Dans le cadre de notre engagement continu envers la collaboration, nous travaillons étroitement avec l’Institut canadien de recherche et de traitement en sécurité publique (ICRTSP) sur ce projet.

Objectif du sondage

Ce court questionnaire a pour but de connaître vos besoins en matière de connaissances et d’informations. Nous utiliserons vos réponses pour élaborer une série de ressources destinées aux premiers intervenants et aux membres du personnel de la sécurité publique (y compris les anciens membres de la GRC) ainsi qu’à leur famille, afin de les sensibiliser au stress post-traumatique (SPT), de réduire la stigmatisation, de favoriser leur bien-être, de les aider à trouver de l’aide et d’établir des liens entre les ressources pertinentes disponibles. Vos réponses permettront également de renseigner les principaux partenaires et intervenants de l’ensemble du système de soins liés au SPT qui s’intéressent de près ou de loin aux premiers intervenants et au personnel de la sécurité publique.

En tant que principaux intervenants, vous serez invités à nous faire part de vos besoins en matière de connaissances et d’informations concernant :

  • Le TSPT et les états de santé mentale connexes (notamment les problèmes liés à la consommation de substances psychoactives);
  • Les moyens que vous privilégiez pour répondre à ces besoins; ainsi que
  • La façon dont vous utilisez ou aimeriez mettre à profit de telles connaissances et informations.

Nous sommes conscients que vos différents rôles présentent un éventail de perspectives différentes (p. ex. les premiers intervenants, le personnel de la sécurité publique et leur famille; les fournisseurs de services; les personnes ayant elles-mêmes vécu ou vivant actuellement un TSPT ou un état de santé mentale connexe, etc.). Lorsque vous répondrez aux questions du sondage, nous vous encourageons à vous exprimer en fonction de ces perspectives. Si l’une des questions ne s’applique pas à vous, veuillez ne rien indiquer et passer à la question suivante.

Merci de nous aider dans notre travail et de contribuer ainsi à l’amélioration des services et des mesures de soutien.

À la 11e heure du 11e jour du 11e mois de l’année 1918, les derniers canons se sont tus et les combats de la Première Guerre mondiale ont pris fin. Depuis ce jour, les Canadiens se réunissent chaque année afin d’honorer la mémoire de ceux et celles qui ont servi et qui ont fait le sacrifice de leur vie au service de la nation.

Le Canada s’est toujours porté au service du monde avec bravoure. De la Grande Guerre aux conflits en Afghanistan, près de deux millions d’hommes et de femmes ont quitté leur foyer et leur famille afin de rejoindre des contrées lointaines. Ils se sont retrouvés dans des situations extrêmement dangereuses et traumatisantes. Bon nombre d’entre eux ont été blessés, à la fois physiquement et émotionnellement. Plus de 100 000 Canadiens – des fils, des filles, des frères, des sœurs, des partenaires et des amis – ont été tués au combat ou ont succombé à leurs blessures.

Nous nous souviendrons d’eux.

Chaque année, la cérémonie du jour du Souvenir au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa se conclut par un défilé de vétérans. Les Canadiens qui assistent à la cérémonie rendent alors hommage à ces vétérans qui défilent sous leurs yeux en leur offrant de chaleureux applaudissements. De multiples remerciements criés haut et fort se font entendre parmi la foule.

« Témoignons-leur notre éternelle gratitude pour tout ce qu’ils ont donné à ce pays. Gardons à jamais le souvenir de ceux et celles qui n’ont pu rentrer à la maison. Et soyons compréhensifs et bienveillants envers les vétérans qui doivent aujourd’hui composer avec le TSPT. Joignez-vous à nous afin de bâtir une nation compatissante qui sache reconnaître la contribution de ceux et celles qui ont servi notre pays et qui ait à cœur leur bien-être. »

Laryssa Lamrock, conseillère stratégique auprès des familles des vétérans, et Brian McKenna, conseiller stratégique auprès des vétérans, du Centre d’excellence sur le TSPT.

Le Centre d’excellence sur le TSPT souhaite rendre hommage aux militaires canadiens, aux membres de la GRC, aux vétérans ainsi qu’à leur famille en cette journée de commémoration, mais aussi à chaque jour de l’année.

Chaque année, la Semaine des vétérans procure de moments de réflexion, et souvent de recueillement, aux membres actifs des FAC, aux vétérans et à leur famille.

Les traumatismes subis pendant le service militaire tracent parfois des sillons invisibles de douleur qui irradient sur plusieurs générations et relations. Les connaissances actuelles nous aident à mieux comprendre les répercussions du service militaire sur les individus, ainsi que sur leur famille et leurs amis. Ce que l’on appelait autrefois « le traumatisme dû au bombardement » ou « l’épuisement au combat » est désormais mieux compris en tant que stress post-traumatique.

De nos jours, les mesures de soutien et les services sont de mieux en mieux adaptés pour répondre efficacement aux besoins spécifiques de ceux et celles qui ont servi notre pays. Mais il reste encore beaucoup à faire, et d’importants changements doivent être opérés afin d’améliorer les soins offerts aux vétérans.

Le Centre d’excellence sur le TSPT invite l’ensemble des Canadiens et des Canadiennes à réfléchir aux impressionnantes contributions que les vétérans, les membres actifs des FAC et leur famille ont apportées, et continuent d’apporter, tant au pays qu’à l’étranger.

Nous vous encourageons tous à faire une pause à l’occasion du jour du Souvenir afin de rendre hommage à ceux et celles qui ont tant donné au fil des générations. Aux lendemains de cette importante journée, nos pensées et nos gestes continueront d’accompagner les militaires en service et ceux qui sont aujourd’hui des vétérans. Parce qu’ils le méritent grandement.

Pour la Semaine des vétérans 2021 :

  1. Afin de commémorer la Semaine des vétérans 2021, visionnez le nouveau message d’intérêt public du Centre d’excellence juste.
  2. Temps des fêtes Pour de nombreux vétérans et leur famille, la période des Fêtes s’avère un moment plutôt difficile. Bien souvent, elle constitue même la période la plus éprouvante de l’année. Les Fêtes de fin d’année peuvent aussi faire ressurgir des souvenirs désagréables d’expériences traumatisantes passées. Le stress généré par les nombreuses listes de choses à faire, les rassemblements auxquels participer et les foules à côtoyer au cours de la période peut leur sembler insurmontable.Voici une liste de conseils et de stratégies susceptibles d’aider les vétérans et leur famille à traverser la période des Fêtes.
  3. Série de balados d’Anciens Combattants Canada Nous bénéficions tous du service et des sacrifices des plus de 2,3 millions de Canadiens qui servent et ont servi notre pays depuis plus de 100 ans. Il est de notre devoir d’honorer leur mémoire.Écoutez le balado Les visages de la liberté d’ACC pour mieux vous souvenir et vous recueillir. Ce balado présente les récits de Canadiens qui ont fièrement servi au pays et à l’étranger, des opérations de secours à la mission du Canada en Afghanistan. Écoutez-le ici : https://www.veterans.gc.ca/fra/remembrance/people-and-stories/podcasts/veterans-week-2021

Le jour du Souvenir marque le début d’une période souvent difficile pour certains vétérans et leur famille. Il existe de multiples ressources et mesures de soutien pour leur venir en aide. Consultez les liens ci-dessous pour en apprendre davantage au sujet du TSPT et des options de traitement, et pour bénéficier de conseils et de stratégies afin de vous aider à traverser la période des Fêtes.

Si vous, des membres de votre famille ou des amis avez besoin de soutien : Trouvez de l’aide – Centre d’excellence sur le TSPT

Si vous désirez en apprendre davantage sur les causes et les symptômes du TSPT, ainsi que sur les options de traitement : Le TSPT et quelques options de thérapie – Centre d’excellence sur le TSPT

Si vous êtes un membre de la famille ou l’ami d’un vétéran et que vous souhaitez connaître les mesures de soutien et les services qui vous sont offerts : Pour les familles et les amis des vétérans – Centre d’excellence sur le TSPT

Pour en apprendre davantage au sujet des commémorations nationales de la Semaine des vétérans : Activités commémoratives – Anciens Combattants Canada

Le Centre d’excellence sur le trouble de stress post-traumatique (Centre d’excellence – TSPT) se réjouit de la reconduction du mandat de M. Lawrence MacAulay au poste de ministre des Anciens Combattants et ministre associé de la Défense nationale, poste qu’il occupe au sein du cabinet fédéral depuis 2019.

« Nous tenons à féliciter le ministre MacAulay pour le renouvellement de son mandat », déclare Patrick Smith, Ph. D., président et chef de la direction du Centre d’excellence – TSPT. « Cela témoigne de l’importance de maintenir une constance dans ce type de dossier au sein d’un gouvernement aux fonctions renouvelées. »

M. Smith ajoute que le Centre d’excellence – TSPT a, pour l’essentiel, été établi pendant la pandémie, et alors que son mandat s’élargit de jour en jour, il en appelle à une certaine stabilité afin de privilégier une approche intégrée des soins favorable au bien-être des vétérans et des familles pour les années à venir.

« Nous entendons continuer à miser sur l’étroite relation que nous avons établie avec le Ministère pour faire avancer notre travail en appui aux vétérans canadiens et à leur famille. Nous sommes déterminés à faire en sorte que l’ensemble des vétérans des Forces armées canadiennes et de la GRC, ainsi que leur famille, aient accès à des ressources et à des mesures de soutien sécuritaires et pertinentes, en vue de protéger leur dignité et leur identité, de les aider à bâtir de solides fondations afin d’entretenir l’espoir, des liens et un esprit de communauté, et d’améliorer leur santé, comme leur bien-être, tout en veillant à ce qu’ils ne perdent pas de vue leur utilité au sein de la société. »

Le Centre d’excellence – TSPT tient également à féliciter Mme Anita Anand pour sa nomination au poste de ministre de la Défense nationale. MaryAnn Notarianni, vice-présidente à la mobilisation des connaissances, qui supervise le travail sur le dossier des traumatismes sexuels liés au service militaire, souligne qu’en raison de l’importance que revêt cet enjeu pour la communauté des vétérans, il sera essentiel que la nouvelle ministre veille à ce que les voix des personnes touchées continuent d’être entendues et à ce qu’elles soient pleinement engagées sur la voie à suivre. « Nous demeurons déterminés à travailler avec notre réseau de partenaires afin de soutenir les efforts déployés dans l’ensemble du système en vue de bouleverser le statu quo et de favoriser un indispensable changement de culture », ajoute Mme Notarianni. [traduction]

Fardous Hosseiny, chef de la direction adjoint du Centre d’excellence – TSPT, soutient l’importance de féliciter le gouvernement du Canada d’avoir créé, pour la première fois dans l’histoire, un ministère de la Santé mentale et des Dépendances. La place désormais octroyée à ces questions dans le mandat du cabinet est signe que le gouvernement reconnaît les besoins dans ce secteur.

« Nous savons que de nombreuses personnes ayant connu des problèmes de cette nature et qui disposent d’une expertise en la matière, les sympathisants à la cause ainsi que les représentants d’organismes du secteur – comme c’est notre cas – en appellent à d’importants changements en matière de santé mentale et de dépendances, et ce, depuis fort longtemps. Nous sommes heureux qu’une telle revendication soit enfin reconnue alors qu’un ministre fédéral se consacrera désormais à ce dossier; particulièrement en regard de ce que nous ont appris les 20 derniers mois, au cours desquels nous avons dû composer avec les répercussions d’une pandémie mondiale sur cet enjeu »,

ajoute M. Hosseiny.

Pour de plus amples renseignements, veuillez contacter :

Joy Pavelich, vice-présidente, stratégie et opérations
joy.pavelich@theroyal.ca