Contexte

Lors de sa création et de la signature d’une entente de contribution avec Anciens Combattants Canada (ACC), il était entendu que le nom du Centre d’excellence sur le trouble de stress post‑traumatique (Centre d’excellence – TSPT) était provisoire. À mesure que l’organisme s’établissait, un processus intégré de planification stratégique et d’identité de marque s’est instauré en vue d’établir la suite des choses. Dans cette optique, les parties prenantes liées au Centre d’excellence – TSPT ont été conviées à des consultations exhaustives. Cette approche intégrée a permis une complémentarité entre le plan stratégique et l’identité de marque pour faire écho aux enjeux, aux objectifs et à l’orientation souhaités par la communauté des vétérans et de leur famille.

Pourquoi une nouvelle image de marque?

  • Dès le début, le nom était destiné à changer lorsque l’organisme deviendrait entièrement fonctionnel.
  • La présence dans l’appellation du terme trouble de stress post-traumatique (ou TSPT) donnait à l’organisme une connotation diagnostique et mettait l’accent sur une affection unique.
  • Le nom « Centre d’excellence sur le trouble de stress post‑traumatique (TSPT) et les états de santé mentale connexes » est très long. La planification stratégique a permis de déterminer que la portion « Centre d’excellence » n’avait pas d’écho chez les vétérans et leur famille.
    • Ce concept est bien compris des chercheurs et des fournisseurs de services, mais les vétérans et leur famille ne s’y identifient pas facilement.
    • L’excellence demeure un objectif pour cet organisme encore jeune, si bien que l’appellation représentait un but à atteindre plutôt qu’une caractéristique établie.
    • Ce terme n’est pas en phase avec l’humilité que les vétérans ainsi que leur famille associent à leurs états de service (FAC ou GRC).
    • « Centre d’excellence » servira toujours de descripteur plutôt que de s’intégrer au nom officiel. Ainsi, l’Institut Atlas est un centre d’excellence.

Qu’entend-on par « vétérans »?

  • L’image qui vient souvent en tête lorsqu’il est question des vétérans est celle des soldats de la Première Guerre mondiale, de la Deuxième Guerre mondiale ou de la guerre de Corée. L’idée de ces vétérans plus âgés s’impose facilement dans l’esprit de nombreux Canadiens, mais il n’en est pas toujours ainsi lorsqu’il s’agit des ex‑militaires ayant servi le Canada depuis la guerre de Corée. Selon Anciens Combattants Canada, tous les anciens membres des Forces armées canadiennes libérés avec mention honorable et ayant réussi leur entraînement de base sont considérés comme des vétérans. Leur accorder ce statut, c’est reconnaître le risque qu’assument les membres des Forces armées canadiennes en revêtant l’uniforme et en prêtant le serment d’allégeance.

Notre auditoire se compose-t-il essentiellement des vétérans des FAC et de la GRC?

  • Notre principal auditoire regroupe les vétérans des FAC et leur famille, les membres de la GRC à la retraite et leur famille, ainsi que les chercheurs et les fournisseurs de services qui travaillent auprès de ces personnes ou qui s’intéressent aux moyens d’améliorer leur santé mentale et leur bien-être. Dans notre énoncé de mandat, nous avons retranché la portion « et les premiers intervenants », mais notre travail demeure néanmoins pertinent en ce qui concerne les premiers intervenants et le personnel de la sécurité publique.
  • Compte tenu de leur vécu et de leur rôle professionnel, les vétérans tout comme les premiers intervenants et le personnel de la sécurité publique sont plus à risque par rapport au TSPT. Même si les membres des FAC et de la GRC constituent notre principal auditoire, nous reconnaissons que le personnel de la sécurité publique englobe aussi les policiers à l’échelle régionale, provinciale et nationale et qu’il existe une sorte de chevauchement. Nous sommes aussi conscients du fait que certains vétérans ont joint les rangs du personnel de la sécurité publique (c’est-à-dire qu’ils ont « troqué un uniforme pour un autre »), ce qui contribue d’autant plus à ces chevauchements. L’Institut Atlas entend continuer de collaborer avec divers partenaires, comme l’Institut canadien de recherche et de traitement en sécurité publique (ICRTSP), en vue de favoriser ces intérêts mutuels et les efforts de nos intervenants communs en lien avec le TSPT, la santé mentale et le bien-être.

Cette nouvelle image de marque suppose-t-elle une approche moins ciblée?

  • Même si la portion du nom portant sur « le TSPT et les états de santé mentale connexes » a été abandonnée, les travaux de l’Institut Atlas demeurent axés sur la santé mentale des vétérans et de leur famille. Cela nous permet de cibler le TSPT parallèlement à d’autres volets prioritaires, comme les préjudices moraux, le soutien des pairs, la suicidabilité, les traumatismes sexuels liés au service militaire ainsi que la violence conjugale. En somme, le nom a changé, mais la nature des travaux demeure la même.

Comment ce nom nous est-il venu?

  • Les vétérans et leur famille ont toujours été impliqués dans le processus de planification stratégique et d’identification de marque. C’est ce qui a mené au nouveau nom de l’Institut Atlas pour les vétérans et leur famille, que cette communauté a jugé représentatif de sa propre vision.
  • Notre nouveau nom :
    • met en relief notre principal auditoire (soit les vétérans des FAC et de la GRC ainsi que leur famille);
    • évite de trop cibler le TSPT;
    • illustre le potentiel de l’organisme (ex. : mandats éventuels);
  • L’image de marque fait souvent référence à divers archétypes définis par le psychologue Carl Jung. Ceux-ci représentent certains comportements, comme celui du héros qui joue le rôle de sauveteur et de défenseur, ou encore celui du vieil homme qui rappelle la sagesse et le savoir. En utilisant des archétypes pour désigner les caractéristiques clés de l’Institut Atlas, nous cherchons à constituer une marque établie qui trouve de véritables échos au sein de notre auditoire. Les trois archétypes retenus et qui servent d’assise à notre marque sont les suivants :
    • l’explorateur (pour aider les vétérans et leur famille à se défaire des préjugés et des contraintes en lien avec les troubles de santé mentale découlant d’un traumatisme);
    • le commun des mortels (égalité pour tous);
    • le hors-la-loi (pour contrer le statu quo).
  • Le terme atlas faisait sens pour les vétérans et leur famille compte tenu de sa triple signification :
    • Dans la mythologie grecque, Atlas a été puni après avoir entraîné les Titans dans une bataille, ce qui rappelle le fardeau qui incombe à chacun.
    • Un atlas est un ouvrage de référence réunissant des cartes et des graphiques, ce qui souligne l’idée d’une orientation éclairée.
    • En architecture, l’atlas est une colonne de soutien.

Comment tout cela cadre-t-il dans le plan stratégique quinquennal?

La nouvelle identité de marque ainsi que le plan stratégique quinquennal résultent d’un processus intégré visant à garantir que ces éléments s’harmonisent parfaitement à la vision de l’organisme préconisée par la communauté des vétérans et de leur famille. Le processus a permis de cibler quatre volets d’intérêt, et le plan stratégique a été publié sur notre site Web afin de garantir le caractère public de nos actions et d’aider la collectivité à mieux comprendre les travaux que nous menons.