Mois du patrimoine asiatique de 2022

Même si le Mois du patrimoine asiatique a seulement lieu en mai, il est important de reconnaître tous les jours la contribution et le soutien des membres des FAC et des vétérans canadiens d’origine asiatique.

Tout au long du mois, nous présenterons le profil de vétérans canadiens d’origine asiatique. Nous publierons des cheminements en santé mentale et des témoignages de courage, de force, de compassion et de guérison. De nombreux Canadiens et Canadiennes d’origine asiatique se sont engagés à servir notre pays, ici comme à l’étranger. Il y a une longue histoire d’héroïsme et d’altruisme à faire connaître, à explorer et à célébrer.

Nous vous invitons à suivre nos publications sur le Mois du patrimoine asiatique dans les médias sociaux – FacebookTwitter et LinkedIn – et à revenir à la présente page tout au long du mois pour découvrir les nouveaux profils de braves personnes canadiennes d’origine asiatique.

Pour obtenir des ressources soulignant les nombreuses contributions des vétérans canadiens d’origine asiatique, veuillez consulter les sites suivants :

Autres ressources :

Iniquités raciales et détresse morale : supplément du document Détresse morale chez les travailleurs de la santé durant la pandémie de COVID-19. Guide sur les préjudices moraux

Le lieutenant Tim Chi Lee et sa famille ont émigré de Hong Kong dans les années 1980 pour s’établir dans le secteur d’East Vancouver. La famille Lee n’a pas hésité à embrasser le mode de vie vancouvérois. Tim Chi a connu une enfance semblable à celle de ses pairs : l’école, le hockey et du bon temps avec les copains. Pourtant, même s’il était natif de Vancouver, Tim Chi avait parfois le sentiment d’être un étranger. Les gens l’interrogeaient sur son parcours, du genre « D’où viens-tu? » Et lorsqu’il répondait qu’il était de Vancouver, on lui répliquait la plupart du temps : « Non, mais d’où viens-tu vraiment? » Heureusement, ces situations étaient anecdotiques puisque Vancouver est une ville diversifiée et multiculturelle. Mais malgré cela, Tim Chi a connu une enfance difficile qui s’est plus tard manifestée par une dépression et de la colère.

C’est le père de Tim Chi qui l’a incité à joindre les rangs des Forces armées canadiennes (FAC), en lui relatant avec intérêt les exploits des militaires canadiens à l’échelle internationale. « Mon père pensait qu’il y avait quelque chose de noble à servir dans les Forces armées canadiennes, qu’il considérait comme un allié du bien. » Sous l’influence de sa mère, le jeune Tim Chi s’est inscrit au programme de la Ligue navale, où il a découvert la camaraderie, le sentiment d’appartenance et le milieu structuré qui faisaient partie intégrante du programme.

Après ses études secondaires, Tim Chi s’est joint au British Columbia Regiment – BCR (Duke of Connaught’s Own – DCO), une unité de reconnaissance blindée de la Réserve.  Il adorait conduire des véhicules, particulièrement ceux à transmission manuelle, et c’est au sein du BCR qu’il a appris avec grand plaisir les rudiments des missions de reconnaissance blindée. « On m’a donné toutes les chances de réussir », avoue Tim Chi. Ce dernier a toujours senti qu’il avait l’appui de ses pairs et de la chaîne de commandement dans tout ce qu’il entreprenait.

Pendant ses premières années de service dans l’armée, Tim Chi est parvenu à évoluer au sein d’un contexte militaire car il n’accordait aucun espace mental à ses émotions, l’entraînement demeurant son unique préoccupation. Cela a fini par le rattraper : « Je n’ai pas prêté attention à cette situation jusqu’à ce qu’elle commence à nuire à mon travail », ajoute-t-il.

En 2008, alors que Tim Chi travaillait à temps plein au quartier général de la brigade locale, il a constaté qu’il n’arrivait plus à gérer la dépression qui commençait à perturber sa vie, ni à en faire abstraction. « Certains jours, je n’arrivais tout simplement pas à fonctionner. Je m’absentais régulièrement du travail, je ne répondais pas au téléphone, je me réfugiais chez moi pour la journée, ou encore je faisais des crises de panique lorsque j’étais stressé. Puis, deux éléments déclencheurs simultanés sont arrivés dans ma vie, et c’est à ce moment que j’ai pris conscience que j’avais besoin d’une aide professionnelle. D’abord, parce que je n’arrivais plus à respecter un horaire régulier, j’ai commencé à faire l’objet de mesures disciplinaires au travail », explique Tim Chi.

Alors que certains de ses collègues et de ses superviseurs mettaient en doute la fiabilité de Tim Chi, d’autres ont reconnu chez lui les signes et les symptômes de la dépression, et ils n’ont pas hésité à l’orienter vers les Services de santé des Forces canadiennes afin qu’il obtienne de l’aide. Au même moment, sa petite amie de l’époque a constaté qu’il réagissait de façon très malsaine au stress et l’a incité à demander de l’aide professionnelle. « Ces deux interactions m’ont amené à prendre conscience que je ne pouvais pas continuer à réprimer ou à fuir mes émotions, mais que je devais me résoudre à examiner ce qui se passait dans ma tête », ajoute-t-il.

Tim Chi a commencé à consulter un travailleur social du QG et à explorer l’origine profonde de ses problèmes. On l’a ensuite dirigé vers un conseiller spécialisé auprès de la clientèle militaire et policière. « Il m’a amené à développer des mécanismes d’adaptation, puis à comprendre, à recadrer et à surmonter une grande partie des traumatismes, de la douleur et de la colère que je cultivais en moi », explique Tim Chi. Malgré la stigmatisation qu’il risquait de subir et les conséquences auxquelles il s’exposait par rapport à sa carrière, Tim Chi a persisté. « À ce moment-là de ma vie, je n’avais pas d’autre choix : soit je renonçais à ma carrière militaire pour des enjeux disciplinaires, soit je m’efforçais d’améliorer la situation ».  Tim Chi avait touché le fond et a décidé de demander de l’aide.

Composer avec un diagnostic de santé mentale a été difficile pour Tim Chi, surtout auprès de sa famille et de la communauté asiatique. À l’époque, certains membres de la communauté n’abordaient pas ou évitaient délibérément le sujet de la santé mentale. « Mes parents ont été particulièrement bouleversés d’apprendre que je consultais un professionnel pour des problèmes de santé mentale. Ils ne comprenaient pas ce que signifiait de demander de l’aide d’un professionnel en santé mentale : ils voulaient seulement que je me dépêche à me remettre sur pied. J’ai dû leur expliquer que le chemin vers la guérison était un processus qui ne se réalisait pas du jour au lendemain », raconte-t-il. Sa persévérance a porté fruit.

Heureusement, Tim Chi a continué de consulter et a connu une carrière enrichissante au sein des FAC. « Je reconnais qu’à l’époque, j’ai eu la chance incroyable d’avoir un superviseur qui croyait en mon potentiel et qui m’a aidé à aborder le système de santé mentale. »

Après un certain temps, il s’est vu confier des responsabilités de leadership, si bien qu’il a gravi les échelons au sein du régiment jusqu’à devenir sous-officier supérieur. Tim Chi a d’ailleurs assumé d’importants rôles de direction au sein du BCR et a été reconnu par l’unité de commandement pour son dévouement et son éthique du travail.

Il garde de bons souvenirs de sa formation de qualification avancée en leadership, où lui-même et ses camarades de classe avaient dû se surpasser, tant sur le plan physique que psychologique. Tim Chi se souvient d’avoir apprécié ce défi, alors que certains de ses pairs avaient trouvé l’expérience particulièrement éprouvante. Parmi les faits saillants de sa carrière, il souligne les déploiements lors d’opérations nationales comme l’Opération LENTUS en 2017, ainsi que ses diverses occasions de voyager au pays comme à l’étranger. Tim Chi a parcouru toutes les provinces au pays, s’est rendu en Europe pour faire la tournée des champs de bataille où son régiment a combattu, et a escaladé le mont Kilimanjaro en Afrique de l’Est en compagnie d’autres membres du BCR.

Alors qu’il suivait le programme de leadership intermédiaire (une formation nationale pour obtenir le grade d’adjudant), c’est l’un de ses collègues qui l’a incité à faire carrière comme officier dans les FAC.

Après mûre réflexion et écoutant son côté proactif, Tim Chi a voulu voir s’il avait ce qu’il faut pour devenir pilote dans l’Aviation royale canadienne. Au terme d’un processus exigeant menant à la sélection de 3 candidats sur un total de 20, il a finalement été retenu : son rêve de piloter un aéronef des FAC devenait réalité.

Tim Chi attribue son succès aux années passées dans les forces armées et au soutien de ses amis et de sa famille. Pour mieux affronter les difficultés de la vie militaire, il mise sur sa foi, le soutien de sa famille et son bien-être physique et mental. Il est rassuré de savoir que les FAC ont beaucoup progressé dans le domaine de la santé mentale et du bien-être au bénéfice de leurs membres. « À l’époque, on ne disposait d’aucune sentinelle de pairs, et les séances d’information sur la santé mentale ne semblaient pas concerner les militaires des rangs inférieurs et elles leur étaient inaccessibles. Je me suis également senti stigmatisé par le fait que mes problèmes découlaient de mes antécédents familiaux, et non d’une blessure de stress opérationnel », explique Tim Chi. De nos jours, on offre aux militaires de tous les grades une formation spécialisée en matière de bien-être qui contribue à sensibiliser les militaires, à réduire la stigmatisation et à former les superviseurs sur le sujet de la santé mentale.

Il évolue actuellement au sein de l’Escadron de soutien aux opérations du 19e Escadre Comox. Tim Chi se considère choyé, et il vit chaque journée avec gratitude en savourant sa chance de servir le Canada.

Le sergent d’état-major (à la retraite) Jim Wong s’estime très chanceux d’avoir réalisé son rêve de devenir agent dans la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Il a pris sa retraite en tant que commandant de détachement, après 37 ans de service en uniforme et en civil, principalement en Alberta et en Ontario.

Sa famille a immigré de Chine en 1950. Elle s’est installée à Marwayne (250 habitants), en Alberta, après que son père eut acheté un restaurant avec les économies de son emploi de serveur à Edmonton. La barrière linguistique a compliqué l’adaptation de la famille de Jim à la culture occidentale. Les deux enfants aînés de la famille ont trouvé particulièrement difficile de devoir commencer l’école dans une nouvelle langue. Quant à Jim et son jeune frère, même s’ils travaillaient au restaurant familial après l’école, ils avaient plus de liberté pour participer à des activités scolaires et sportives.

Jim a commencé à s’intéresser au service policier à 12 ans, quand un agent de la GRC est intervenu pour mettre fin à une agression contre son père perpétrée par deux personnes en état d’ébriété au restaurant. Après cet incident, Jim a senti qu’il voulait venir en aide aux autres, comme le policier qui avait aidé son père. Il a compris qu’il pourrait réaliser ce rêve en se joignant à la GRC.

Au cours des 37 années durant lesquelles il a porté la tunique rouge, Jim a été affecté aux quatre coins du pays. Il a participé à des opérations policières, à des fonctions en civil et à des enquêtes sur le crime organisé, les bandes de motards, les gangs de rue et d’autres activités criminelles graves.

Son travail au sein de la police nationale du Canada l’a amené à vivre plusieurs événements traumatisants et bouleversants qui ont entraîné des problèmes de santé mentale. Toutefois, avec l’aide de sa chaîne de commandement, Jim a trouvé le soutien nécessaire et a pu surmonter plusieurs de ces expériences accablantes. Il continue son cheminement en santé mentale, préconise le soutien par les pairs et aide d’autres membres de la GRC en tant que représentant du Programme d’aide aux employés.

« Je garde de bons souvenirs de toutes mes expériences et je peux dire que je n’ai jamais eu une “mauvaise” affectation. J’essaie toujours de m’intégrer à la communauté et je suis très engagé dans les événements et initiatives communautaires », explique Jim. Il se souvient tout particulièrement de l’initiative Coats for Kids pour donner des manteaux d’hiver aux enfants et de la campagne Liquor Bag durant laquelle les écoliers ont écrit des messages ou peint des dessins sur des sacs de papier brun pour bouteilles d’alcool un Noël sur le thème « Évitez l’alcool au volant ».

Jim s’est aussi investi dans un programme de mentorat en partenariat avec des équipes sportives locales, telles que les Flames et les Stampeders de Calgary. Ces équipes remettaient des billets à la GRC, qui demandait à des mentors dans ses rangs d’accompagner des jeunes défavorisés à ces matchs. Jim était profondément motivé par la volonté d’aider les autres, et c’est ce qu’il a pu faire au quotidien. « J’ai travaillé avec de nombreuses personnes qui étaient fantastiques, confie-t-il. Ces moments et les connaissances pratiques que j’ai acquises à la GRC n’ont pas de prix. Je crois que cela a fait de moi une meilleure personne, un meilleur père et un meilleur grand-père », ajoute Jim. Il serait prêt à revivre la même grande aventure.

Ayant grandi dans le Lower Mainland en Colombie-Britannique, le caporal-chef (à la retraite) Stan Clark a vécu sa première expérience avec l’armée en participant aux exercices des cadets avec son père écossais, vétéran de l’armée britannique et membre des Forces armées canadiennes (FAC).

Les rigueurs de l’alpinisme et du plein air en Colombie-Britannique et au Yukon sont des éléments qui ont incité Stan à se joindre à la Ligue navale et plus tard aux Cadets de l’Armée. « J’ai découvert que j’aimais la montagne quand j’ai suivi un cours de leadership pour cadets à Banff, puis quand j’ai participé à une excursion avec Outward Bound au Pays de Galle », raconte Stan.

La mère coréenne de Stan ne partageait pas l’enthousiasme de son fils qui voulait s’enrôler dans un organisme militaire parce qu’elle avait des souvenirs pénibles de la vie en Corée du Nord et qu’elle avait dû échapper au régime militaire oppressif de ce pays. Elle avait réussi à s’enfuir en Corée du Sud avec une partie de ses frères et sœurs, mais tous les membres de sa famille n’avaient pas réussi à fuir. Elle avait aussi dû endurer ce qui est attendu d’une femme de militaire. Elle craignait que son fils ne s’enrôle dans les FAC parce que cela signifiait pour lui une vie de missions et de situations dangereuses, comme celle de son mari. Toutefois, quand elle a vu combien les cadets ont apporté un sentiment d’appartenance, un sens du devoir et un esprit de solidarité à son fils Stan, elle a fini par céder et par lui donner sa bénédiction.

Stan a commencé sa carrière militaire comme réserviste avec le Royal Westminster Regiment (R Westmr R). Il est ensuite passé dans la Force régulière et est devenu membre du 1er bataillon du Royal Canadian Regiment (RCR).

Même s’il avait servi dans le Régiment aéroporté d’élite du Canada en tant que jeune parachutiste, Stan a quitté le service à temps plein pour terminer ses études secondaires et explorer d’autres perspectives de carrière. Il est revenu comme réserviste au R Westmr R et a pu mettre à profit ses nouvelles compétences dans la Force régulière.

Durant ce bref crochet, Stan a compris que l’encadrement et les possibilités d’emplois dans la Force régulière lui manquaient, ce qui fait qu’il a réintégré les rangs. Il a été envoyé en affectation et déployé avec l’opération HARMONY en ex-Yougoslavie et le 3e bataillon du RCR (compagnie de parachutistes), avant d’être affecté à la Base des Forces canadiennes Suffield, rebaptisée la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry. Stan a aussi été déployé dans le cadre de l’opération APOLLO (première rotation en Afghanistan) en 2001.

Malheureusement, Stan a été blessé par un tir fratricide à la ferme de Tarnak alors qu’il participait à un exercice de tir réel. Une bombe de 500 livres a été lâchée par erreur sur le peloton de Stan, tuant quatre soldats et en blessant de nombreux autres. C’est ainsi qu’a commencé le cheminement de Stan vers la santé mentale, physique et spirituelle. Il a été affecté à la 39e Brigade à Vancouver, où il a pu se remettre et commencer sa vie après sa libération des FAC pour raisons médicales.

Stan a senti toute l’aide que lui apportait l’adjoint du médecin des Services de santé des Forces canadiennes, qui l’a encouragé à raconter son histoire à d’autres membres blessés des FAC. Il a ainsi pu vivre sa première expérience de soutien par les pairs, une méthode de soutien dont il se fait encore maintenant l’apôtre.

Aujourd’hui, Stan mise sur ses compétences militaires et son amour du plein air pour faciliter son rétablissement. Il parle de son vécu à d’autres vétérans et organise des activités en plein air pour que l’activité physique et la camaraderie puissent contribuer à leur guérison. Il travaille aussi avec des unités locales de l’armée et des cadets de l’air, avec lesquelles il peut continuer à servir de mentor et de conseiller auprès des jeunes du Canada.

Ayant grandi dans le Lower Mainland en Colombie-Britannique, le caporal-chef (à la retraite) Stan Clark a vécu sa première expérience avec l’armée en participant aux exercices des cadets avec son père écossais, vétéran de l’armée britannique et membre des Forces armées canadiennes (FAC).

Les rigueurs de l’alpinisme et du plein air en Colombie-Britannique et au Yukon sont des éléments qui ont incité Stan à se joindre à la Ligue navale et plus tard aux Cadets de l’Armée. « J’ai découvert que j’aimais la montagne quand j’ai suivi un cours de leadership pour cadets à Banff, puis quand j’ai participé à une excursion avec Outward Bound au Pays de Galle », raconte Stan.

La mère coréenne de Stan ne partageait pas l’enthousiasme de son fils qui voulait s’enrôler dans un organisme militaire parce qu’elle avait des souvenirs pénibles de la vie en Corée du Nord et qu’elle avait dû échapper au régime militaire oppressif de ce pays. Elle avait réussi à s’enfuir en Corée du Sud avec une partie de ses frères et sœurs, mais tous les membres de sa famille n’avaient pas réussi à fuir. Elle avait aussi dû endurer ce qui est attendu d’une femme de militaire. Elle craignait que son fils ne s’enrôle dans les FAC parce que cela signifiait pour lui une vie de missions et de situations dangereuses, comme celle de son mari. Toutefois, quand elle a vu combien les cadets ont apporté un sentiment d’appartenance, un sens du devoir et un esprit de solidarité à son fils Stan, elle a fini par céder et par lui donner sa bénédiction.

Stan a commencé sa carrière militaire comme réserviste avec le Royal Westminster Regiment (R Westmr R). Il est ensuite passé dans la Force régulière et est devenu membre du 1er bataillon du Royal Canadian Regiment (RCR).

Même s’il avait servi dans le Régiment aéroporté d’élite du Canada en tant que jeune parachutiste, Stan a quitté le service à temps plein pour terminer ses études secondaires et explorer d’autres perspectives de carrière. Il est revenu comme réserviste au R Westmr R et a pu mettre à profit ses nouvelles compétences dans la Force régulière.

Durant ce bref crochet, Stan a compris que l’encadrement et les possibilités d’emplois dans la Force régulière lui manquaient, ce qui fait qu’il a réintégré les rangs. Il a été envoyé en affectation et déployé avec l’opération HARMONY en ex-Yougoslavie et le 3e bataillon du RCR (compagnie de parachutistes), avant d’être affecté à la Base des Forces canadiennes Suffield, rebaptisée la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry. Stan a aussi été déployé dans le cadre de l’opération APOLLO (première rotation en Afghanistan) en 2001.

Malheureusement, Stan a été blessé par un tir fratricide à la ferme de Tarnak alors qu’il participait à un exercice de tir réel. Une bombe de 500 livres a été lâchée par erreur sur le peloton de Stan, tuant quatre soldats et en blessant de nombreux autres. C’est ainsi qu’a commencé le cheminement de Stan vers la santé mentale, physique et spirituelle. Il a été affecté à la 39e Brigade à Vancouver, où il a pu se remettre et commencer sa vie après sa libération des FAC pour raisons médicales.

Stan a senti toute l’aide que lui apportait l’adjoint du médecin des Services de santé des Forces canadiennes, qui l’a encouragé à raconter son histoire à d’autres membres blessés des FAC. Il a ainsi pu vivre sa première expérience de soutien par les pairs, une méthode de soutien dont il se fait encore maintenant l’apôtre.

Aujourd’hui, Stan mise sur ses compétences militaires et son amour du plein air pour faciliter son rétablissement. Il parle de son vécu à d’autres vétérans et organise des activités en plein air pour que l’activité physique et la camaraderie puissent contribuer à leur guérison. Il travaille aussi avec des unités locales de l’armée et des cadets de l’air, avec lesquelles il peut continuer à servir de mentor et de conseiller auprès des jeunes du Canada.

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