Rapport d’impact de 2021-22

Nous vous voyons. Nous vous entendons.

Le thème du rapport d’impact de cette année – « Nous vous voyons. Nous vous entendons. » – est particulièrement pertinent pour la période que nous venons de vivre et imprime une orientation claire pour l’Institut Atlas pour les vétérans et leur famille.

L’exercice de 2021-2022 s’est caractérisé par un dialogue nourri et une consultation en profondeur avec la communauté des vétérans et leur famille. Des échanges sérieux et sincères avec cette communauté représentent l’un des piliers de notre organisme relativement nouveau. Les informations et les conseils qui proviennent de nos nombreux points de contact assurent l’efficacité de notre travail.

En conséquence, nous devons veiller à ce que les vétérans et les familles soient inclus dans tous nos efforts de recherche, que ce soit à titre de cochercheurs ou de membres d’un comité consultatif, pour que leurs perspectives et leurs besoins soient pris en compte dans l’élaboration et la réalisation d’études ainsi que dans la diffusion des résultats. Pour y arriver, il faut mobiliser nos groupes de référence et nous assurer que ce lien avec la communauté renforce notre capacité à rester au diapason des personnes les mieux placées pour raconter leur vécu et défendre leurs propres besoins. Il faut aussi une équipe efficace qui est axée sur l’expérience vécue, qui est intégrée à notre direction et dans notre fonctionnement et qui aiguille notre réflexion et notre orientation afin que les actions de l’Institut Atlas reflètent bien notre communauté.

Nous posons des questions névralgiques : Quels genres d’outils et de ressources voulez-vous et lesquels vous seraient nécessaires? Sur quels sujets devrait porter la recherche que nous menons? Quels genres de témoignages devrions-nous chercher à diffuser? Ensuite, nous écoutons les réponses. En étant à l’écoute de la communauté, nous pouvons réagir rapidement quand une situation ou un besoin se présente – que ce soit en contribuant à la formation d’une communauté de pratique pour aider les personnes touchées par un traumatisme sexuel lié au service militaire, en produisant de l’information pour elles ou en créant des mesures de soutien pour les personnes affligées par les événements en Afghanistan. Nous voulons que les vétérans et leur famille sachent que, quand ils parlent, nous sommes à l’écoute et prêts à agir.

Tout au long de la dernière année, guidés par les personnes qui ont vécu et vivent des moments difficiles, nous avons mené un exercice de planification stratégique en vue d’orienter les efforts de notre organisation sur un horizon de cinq ans. Après des mois d’échanges avec les vétérans, les membres de leur famille, des chercheurs et des fournisseurs de services, nous avons maintenant un mandat clair. Quatre sphères d’action guident notre travail : prévenir et se préparer; améliorer les mesures de soutien et les soins; élargir nos connaissances; s’engager et informer.

Tous nos efforts se rapportent à ces quatre sphères d’action et s’inscrivent dans l’engagement que nous avons pris envers les vétérans et leur famille, soit celui de veiller sur eux. Nous savons qu’ils ont fait de grands sacrifices dans l’exercice de leurs fonctions. Il est temps pour nous de faire notre part. En tant que société et en tant qu’organisme, il nous incombe de veiller à ce que ceux et celles qui ont servi et les proches qui les aiment et les soutiennent aient accès à des ressources et des mesures de soutien sûres et utiles qui amélioreront leur santé et leur bien-être.

De pair avec l’exercice de planification stratégique mené auprès d’un segment diversifié de la communauté, nous nous sommes lancés dans la création d’une identité façonnée à partir de consultations auprès des vétérans et de leur famille. Notre organisme a été créé au départ comme un centre d’excellence, ce que nous voulons continuer d’être dans notre travail auprès des communautés de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et des Forces armées canadiennes (FAC). Notre nouveau nom – Institut Atlas pour les vétérans et leur famille – est le reflet de l’identité à laquelle la communauté s’associe, que ce soit l’Atlas de la mythologie grecque, un atlas qui sert à la navigation ou un atlas qui est un pilier de soutien.

Nous avons par ailleurs le plaisir d’annoncer que nous venons de signer une entente de contribution de cinq ans avec Anciens combattants Canada qui garantit le financement de la mise en œuvre d’un plan de travail pour concrétiser notre plan stratégique. Avec une identité renouvelée, un nouveau nom, un plan stratégique quinquennal et une entente de contribution de cinq ans, nous savons que nous avons ce qu’il faut pour aller de l’avant avec les vétérans des FAC et de la GRC et leur famille.

Nous nous en voudrions de ne pas remercier l’équipe qui fait de nous l’Institut Atlas. Le chemin que nous avons parcouru au cours de la dernière année est remarquable parce que cette équipe, pendant une pandémie qui a persisté, a continué à se dépasser pour une cause en laquelle nous croyons tous. Professionnalisme, travail d’équipe, dévouement… Bien des mots pourraient décrire l’équipe avec qui c’est un honneur de travailler, une équipe qui est un plaisir à diriger. Tout ce que nous faisons pour la communauté que nous servons est possible grâce à la force de cette équipe.

Ensemble, nous sommes Atlas.

Fardous Hosseiny

Fardous Hosseiny
Président et chef de la direction

Scott Mclean

Scott McLean
Président du conseil d’administration

Rien ne se fera pour nous sans nous l’importance du vécu à l’Institut Atlas

Selon un vieil adage tout simple et empreint de sagesse, qui s’engage dans une nouvelle voie a intérêt à chercher d’abord les personnes qui l’ont précédé.

Cet adage s’applique particulièrement à l’équipe qui apporte son vécu et son expertise à l’Institut Atlas. L’optique des personnes qui connaissent le mieux leur propre cheminement se retrouve dans toutes les facettes de l’organisme – que ce soit dans l’équipe de quatre conseillers spéciaux qui représentent le point de vue des vétérans et de leur famille, au sein des comités consultatifs qui agissent comme conseillers pour toutes les initiatives de recherche et les produits de connaissance, ou dans l’exercice de planification stratégique et de définition de l’identité dans lequel la communauté s’est profondément investie.

Toute l’équipe d’Atlas travaille pour que la communauté soit mobilisée. Toutefois, l’équipe axée sur l’expérience vécue est celle chargée d’apporter la perspective unique nécessaire pour que la communauté des vétérans des FAC et de la GRC et leur famille soit vue et entendue. Cette communauté impulse les changements nécessaires dans la façon d’envisager la santé mentale et le bien-être.

Brian McKenna, conseiller stratégique national – vétérans, confie que la façon de faire d’Atlas se distingue par le fait que la consultation de la communauté précède l’établissement de priorités. « Généralement, un organisme se fixe des priorités, puis se tourne vers la communauté pour obtenir son avis. Ici, la communauté décide ce qui compte, puis le travail peut s’amorcer. La communauté se sent interpellée parce qu’elle sait que nous travaillons pour ses intérêts et non pas pour les nôtres. »

Pour les vétérans et les familles, la capacité de parler des besoins de la communauté et de participer à l’orientation des efforts constitue l’une des forces de l’Institut Atlas, selon Laryssa Lamrock, conseillère stratégique nationale – famille. Selon elle, les méthodes et la portée de l’organisme proviennent autant des personnes qui le composent que de l’organisme lui-même. « Bien que personne d’entre nous ne prétende représenter tout le vécu des vétérans et des familles, nous avons tous une vaste expérience de vie – espérons que chacun pourra y puiser quelque chose qui l’amènera à se sentir en sûreté et à amorcer sa propre guérison. »

L’équipe a lancé de nouvelles initiatives, telles qu’un balado en anglais sur les expériences vécues – L’esprit au-delà de la mission – et un blogue – Perspectives – qui sont tous deux des plateformes où les vétérans et les familles trouveront une communauté abordant les difficultés du quotidien. Le balado et le blogue constituent des exemples concrets de la manière dont l’équipe de l’Institut Atlas axée sur l’expérience vécue peut nourrir la conversation, mais cette logique s’étend à tout l’organisme. Polliann Maher, responsable de l’expertise vécue pour les familles, ajoute que : « Bien que le public externe ne s’en rende peut-être pas compte, les voix des vétérans et des familles sont bien présentes dans la recherche, les campagnes, les ruches stratégiques qui ont servi à la planification stratégique et même dans la conception du site Web. Ces voix influencent tout ce que nous faisons. »

Après 40 ans dans les FAC, Abdul ‘Huf’ Mullick s’est joint récemment à l’équipe à titre de responsable de l’expertise vécue pour les vétérans. Il espère que sa vaste expérience pourra servir à guider le changement au moyen d’une méthode fondée sur les forces. « Je m’intéresse aux résultats, et pas aux discours. Que peut faire l’Institut Atlas pour améliorer les résultats en santé mentale des vétérans comme moi et des membres de leur famille? Nous voulons leur donner un sentiment d’espoir. Quand je parle de mon expérience, il faut que je mette ce que je dis en perspective par rapport à ce que je vivais avant d’être soigné (d’avoir obtenu de l’aide pour mon TSPT), à ce que je vis depuis que j’ai des outils pour composer avec mon traumatisme lié au stress opérationnel, et à ce qui se passe maintenant que je suis mieux depuis un certain temps. Peut-être que cette mise en perspective et la découverte des différentes initiatives de l’Institut Atlas aideront d’autres personnes à faire comme moi. »

L’équipe a concentré ses efforts pour changer le cours des choses dans la vie de certaines personnes et pour faciliter leur cheminement. Elle encourage ainsi des personnes des quatre coins du Canada à participer activement aux occasions offertes de parler de leur vécu. Pour toute l’équipe de l’Institut Atlas, le succès se définit par la mobilisation de l’ensemble de la communauté.

Et Brian ajoute qu’il « est difficile d’avoir un mot à dire dans les politiques. Mais quand c’est possible, on peut changer la vie de bien des gens. On peut éviter les problèmes avant qu’ils n’apparaissent. On a la possibilité de faire ça ici. »

Laryssa Lamrock

« Ici, les familles ne sont pas reléguées au second rang. On n’essaie pas de tout être à la fois, de tout représenter. On essaie plutôt de représenter la progression vers la santé. Juste comme ça, tout le monde ne peut pas se reconnaître en moi. Mais, à la base, je suis membre d’une famille qui soutient un proche. » – Laryssa

« On a toujours l’impression d’être en train de pousser une grosse roche en haut d’une montagne et on demande juste que quelqu’un fasse disparaître la foutue roche. Il faut absolument que les vétérans et les familles sentent qu’ils ont la possibilité de mettre quelque chose sur notre liste de priorités et pas juste d’y mettre une note dans la marge plus tard. C’est pour ça que c’est différent. C’est ça l’influence qu’ils ont sur ce qu’on fait par la suite. C’est comme ça qu’on élimine la roche. » – Brian

Polliann Maher

« C’est l’occasion de faire bouger les choses au niveau national pour les familles – de faire entendre leur voix et ensuite de les retrouver dans nos recherches, de les intégrer dans nos services ou dans ce qu’il faut pour améliorer leur vie. Même si on espère finir par amener des changements dans les politiques et la prestation de services, on sait aussi que nos initiatives ont donné des résultats concrets qui ont déjà changé des choses dans le présent. Ça, c’est avoir du poids dans la vie de quelqu’un. » – Polly

« On vous voit. On vous entend. Et voici ce qu’on fait. Je veux que les questions des vétérans fassent partie de notre réflexion : En quoi est-ce que ça m’aide? En quoi est-ce que ça aide ma famille? En quoi est-ce que ça aide la communauté? Et puis, qu’est-ce que les gens veulent entendre de mon expérience personnelle pour améliorer la santé mentale et le bien-être de mes camarades qui ont servi dans la GRC et les FAC et des familles qui les soutiennent? Tout ça va dans le sens de “ne faites pas juste me le dire, montrez-le-moi”. » – Huf

Abdul Mullick

Pourquoi avoir choisi Atlas?

L’Institut Atlas pour les vétérans et leur famille a été établi à l’origine comme le Centre d’excellence sur le trouble de stress post-traumatique (TSPT), ce qui figurait dans les priorités de la lettre de mandat du ministre des Anciens Combattants en 2015. Toutefois, il est vite devenu évident que la communauté avait besoin de quelque chose de différent, quelque chose qui refléterait les enjeux, les objectifs et l’orientation que les vétérans, les familles, les chercheurs et les fournisseurs de services avaient cernés.

Dans la dernière année, nous avons mené un exercice intégré de planification stratégique et de définition de notre identité qui a nécessité une consultation intensive auprès des parties prenantes liées au Centre. Cet effort a permis d’élaborer un plan stratégique et une identité qui se complètent et qui sont le reflet de la démarche de consultation.

Les échanges avec les vétérans et les familles ont fait ressortir plusieurs éléments : le nom d’origine avait une portée limitée puisqu’il mettait l’accent sur un seul état, ne faisait pas référence aux personnes que l’organisme était censé servir et rappelait un diagnostic, ce qui pouvait alimenter la stigmatisation et empêcher des personnes de se manifester et d’établir un contact avec l’organisme. Nous avons aussi entendu qu’un nom neutre serait plus invitant. Même s’il était important d’aspirer à être un centre d’excellence, il n’était pas nécessaire que ce concept fasse partie du nom.

La communauté a fait ressortir les grandes caractéristiques qu’elle souhaitait voir incarner par notre organisme et la meilleure façon de les refléter dans notre nom et notre identité. La démarche de consultation a permis de définir les archétypes ou personnages qui traduisent le mieux ce que nous devons représenter aux yeux de la communauté que nous servons, soit les vétérans des FAC, les anciens membres de la GRC et les membres de leur famille :

  • L’explorateur – qui cherche des moyens d’aider les vétérans et leur famille à se défaire des préjugés et des contraintes en lien avec les troubles de santé mentale associés à un traumatisme
  • Monsieur et Madame tout le monde – qui veille à ce que tout le monde ait équitablement accès à des services et des mesures de soutien et à ce que la voix et l’expérience de chacun et chacune soient entendues
  • Le hors-la-loi – qui contre le statu quo et bâtit un avenir meilleur

Ensuite, il a fallu trouver un nom qui incarnait toutes ces caractéristiques, soit la capacité d’imprimer une orientation, de bousculer les normes et de soutenir les vétérans et les familles.

  • Un atlas – recueil de cartes géographiques et de graphiques – permet de s’orienter et fournit de l’information.
  • Atlas, dans la mythologie grecque, a mené les Titans dans une bataille contre les Olympiens. Il a été condamné par ses adversaires à porter la voûte céleste sur ses épaules, ce qui rappelle le fardeau qui incombe à chacun.
  • Un atlas est aussi un pilier qui sert de soutien en architecture.

Ces métaphores ont été fusionnées pour arriver à notre nouveau nom, pour tracer le cours de nos efforts et pour affirmer notre détermination – et notre responsabilité – à améliorer le quotidien des vétérans et des familles.

Un plan stratégique pour concrétiser les aspirations

Dans le dernier exercice, nous sommes revenus auprès de la communauté pour laquelle nous avons été créés afin de définir ensemble les priorités d’un plan stratégique pour 2022-2027. Ce plan nous aidera à trouver de nouvelles façons de veiller à ce que les vétérans et leur famille aient des soins fondés sur des données probantes et bénéfiques pour leur santé mentale et leur bien-être. Nous avons ainsi demandé à la communauté de participer à de nombreuses séances différentes, y compris des entrevues et de petites retraites virtuelles, qui ont réuni des vétérans, des membres des familles, des fournisseurs de services et des chercheurs.

Nous leur avons demandé sur quoi nous devrions faire porter nos efforts pour soutenir les vétérans et leur famille. Nous les avons amenés à réfléchir en profondeur aux besoins précis des familles, un groupe pris dans son sens large pour inclure les membres de la famille immédiate et élargie, mais aussi les amis. Nous avons cherché à dégager des domaines de recherche possibles (ou prometteurs) ainsi que les connaissances dont ont besoin les vétérans et les familles. Nous voulions aussi savoir quelles ressources pourraient aider les fournisseurs de services à bien comprendre la mentalité des FAC et de la GRC ainsi que les défis particuliers auxquels sont confrontés ceux et celles qui ont servi leur pays. Enfin, nous avons cherché à déterminer comment propulser les efforts dans des domaines clés qui mèneront à des améliorations concrètes de la santé mentale et du bien-être des vétérans et des familles.

Cette démarche a fait ressortir que les vétérans veulent un espace pour raconter leur histoire et ce qu’ils ont vécu et que les familles doivent faire partie de chaque étape de leur cheminement vers la guérison. Nous avons appris que les militaires ne sont pas tous les mêmes, que leur expérience varie selon leur sexe, leur métier, leur élément et d’autres facteurs. Nous avons découvert qu’il était important de valoriser les vétérans dans leurs choix. Ils ont dit vouloir une démarche holistique, multidimensionnelle et adaptée à leurs besoins particuliers, une démarche qui comprend des options non conventionnelles. Et nous avons entendu que toute personne a besoin d’avoir une lueur espoir, d’avoir un sentiment d’appartenance, de trouver un sens à sa vie et de se sentir utile.

Ces consultations ont surtout mené au constat suivant : les vétérans doivent sentir que nous veillons sur eux et leur famille. Ils ont besoin de savoir que nous travaillons pour leur assurer des ressources et des mesures de soutien sûres et utiles qui profiteront à leur santé et leur bien-être et à ceux de leurs proches.

Tout ce qui s’est dégagé de ces consultations s’est traduit en quatre grandes sphères d’action qui serviront de fondement à nos efforts et les guideront pendant les cinq prochaines années et plus :

Prévenir et se préparer
Renforcer, en amont, la prévention et le soutien offert aux vétérans et à leur famille en appui à leur santé et à leur bien-être

Améliorer les mesures de soutien et les soins
Renforcer la capacité d’offrir des mesures de soutien et des soins plus accessibles, mieux adaptés à la spécificité militaire et qui tiennent compte des traumatismes

Élargir nos connaissances
Grâce à la collaboration, explorer de nouveaux horizons en matière de soins et de mesures de soutien

S’engager et informer
Inviter les vétérans et leur famille à participer à l’ensemble des principaux projets et processus et leur donner accès à des renseignements fiables

La communauté nous apporte son expertise

« Rien ne se fera pour nous sans nous. »

Il s’agit de l’un de nos principes directeurs les plus importants.

Alors, comment faisons-nous pour lui donner vie?

Comment prendre ces quelques mots pour en faire une priorité organisationnelle et les traduire en efforts structurés? Il faut :

  • être à l’écoute de l’équipe axée sur l’expérience vécue qui est au cœur de l’Institut Atlas et se laisser guider par elle.
  • s’associer à des organismes qui cherchent aussi à améliorer le quotidien des vétérans et de leur famille.
  • faire appel à la communauté par l’entremise de :
    • nos groupes de référence, qui s’assurent que nous sommes au courant des besoins les plus importants des personnes sur le terrain
    • nos comités consultatifs, qui orientent nos efforts de recherche et l’élaboration d’outils de connaissance
    • nos initiatives de dialogue, qui ont pour objectif de faire ressortir des lacunes dans la recherche et les besoins en matière de connaissances sur des sujets particuliers

Nous vous avons vus et nous vous avons entendus. 

Voici comment nous avons répondu… 

La communauté qui nous aide à définir des priorités et des buts nos groupes de référence

Les quatre groupes de référence de l’Institut Atlas – les vétérans, les familles, les fournisseurs de services et les chercheurs – comptent plus de 50 personnes et se réunissent tous les trimestres pour fournir les conseils stratégiques, l’expertise et les recommandations sur lesquels nous comptons pour des initiatives précises ou nos sphères d’action. Leurs contributions nous aident à rester au courant de ce qui se passe et des besoins dans la communauté que nous soutenons. Les présidences des groupes de référence forment le comité consultatif de l’Institut Atlas.

Parmi les sujets abordés par les membres des groupes de référence qui sont jugés d’importance dans leur secteur respectif comprennent :

Les vétérans :

  • la nécessité de lutter contre la stigmatisation de la maladie mentale
  • la difficulté de s’y retrouver dans les services en santé mentale
  • le besoin d’information au sujet des modèles de soins de santé parallèles et non conventionnels
  • la sensibilisation et les ressources qui manquent pour faire comprendre la spécificité militaire aux fournisseurs de services
  • le manque de ressources qui portent précisément sur la GRC

Les familles de vétérans :

  • le besoin de créer un centre de ressources pour les familles
  • les techniques pour communiquer et désamorcer des situations très tendues avec un proche qui est un vétéran et le besoin général de renseignements sur le TSPT
  • la nécessité pour les familles d’avoir accès à davantage de services de santé mentale

Les fournisseurs de services ont discuté des sujets suivants :

  • l’amélioration des ressources pour les fournisseurs de services travaillant avec les vétérans (traumatisme sexuel lié au service militaire, préjudice moral, normes de service)
  • l’exploration des incidences de la COVID-19
  • la sensibilité des travailleurs et travailleuses de première ligne à la spécificité militaire

Les chercheurs :

  • la compilation de plus de données canadiennes de qualité sur les traitements et la recherche en santé mentale
  • la définition des besoins de la communauté pour les traduire en projets de recherche
  • la création de nouvelles pratiques exemplaires pour les chercheurs qui s’intéressent aux vétérans

Après les réunions trimestrielles, nous recueillons des données sur la satisfaction par rapport à chaque réunion et sur le sentiment général d’engagement. Dans l’ensemble, la majorité des membres du groupe de référence déclarent sentir que l’Institut Atlas valorise leur contribution et rapportent un niveau élevé de mobilisation.

La communauté travaille avec nous en faveur de véritables nos partenariats

Pour échanger des renseignements, élaborer des stratégies, faire de la création collaborative et provoquer des changements, des partenariats sont essentiels. À l’Institut Atlas, notre Réseau de réseaux – une constellation de partenaires nationaux et étrangers – collabore pour qu’il y ait des mesures de soutien adaptées et sensibles aux besoins des vétérans et de leur famille. Nous avons actuellement 184 intervenants des quatre coins du Canada et ailleurs dans le monde qui participent à nos comités consultatifs, nos groupes de référence et nos communautés de pratique.

Scène internationale

Bien que l’Institut Atlas fasse partie de multiples partenariats dans le monde, il a l’honneur tout particulier d’être membre de la Collaboration du groupe des cinq (GP5) en recherche et l’innovation en santé mentale. Créé en 2018 et coprésidé par l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans et Phoenix Australia, le GP5 réunit des maîtres à penser des cinq pays (Canada, Australie, États-Unis, Nouvelle-Zélande et Royaume-Uni) pour échanger sur des domaines de recherche émergents ou actuels et pour faire évoluer des priorités communes en matière de recherche et de traitement en santé mentale pour les militaires, les vétérans et leur famille.

Dans le cadre de cette collaboration, l’Institut Atlas a eu le plaisir de collaborer aux publications suivantes :

L’Institut Atlas se réjouit de continuer à participer à la GP5, notamment pour contribuer à des priorités de recherche communes et pour soutenir les efforts de mobilisation des connaissances dans les pays membres.

Scène pancanadienne

Dans la dernière année, nous avons signé un protocole d’accord avec l’Institut canadien de recherche sur la santé des militaires et des vétérans (ICRSMV) et le Centre d’excellence sur la douleur chronique. Conformément à cette entente, nous mènerons une revue systématique pour repérer des outils psychométriques permettant de mesurer des facteurs liés à la fois au logement et à l’environnement physique, et nous profiterons de la collaboration pour mobiliser largement les connaissances.

Au cours du dernier exercice, nous avons conclu un accord de partenariat officiel avec l’Institut canadien de recherche et de traitement en sécurité publique (ICRTSP). Conformément à cet accord, nous avons établi ensemble une Collaboration nationale sur le TSPT et les troubles de santé mentale connexes. Cette initiative a pour but d’approfondir la compréhension collective de ces troubles et de tirer parti de l’étendue et de la profondeur des connaissances sur le sujet au Canada. Cette collaboration devrait nous amener à mieux comprendre l’incidence du TSPT et des troubles connexes sur les militaires, les vétérans et les anciens membres de la GRC, le personnel des forces de l’ordre public et leur famille. Elle permettra aussi de comprendre les travaux sur le TSPT menés par les organismes partenaires.

De plus, nous travaillons avec l’ICRTSP, l’Université McMaster, Anciens combattants Canada et l’Agence de la santé publique du Canada et l’ICRSMV pour mettre à jour le glossaire de l’ICRTSP et en produire une édition 3.0. Ce glossaire a pour but de faciliter les discussions au sujet du TSPT pour qu’elles soient ouvertes et transparentes. La terminologie dans ce domaine évolue continuellement, ce qui a motivé l’élaboration d’une troisième édition du glossaire.

Nous avons conclu un partenariat avec la Commission de la santé mentale du Canada pour offrir le Programme d’application des connaissances SPARK. Ce programme aide les participants à donner vie à des idées qui ont pour but de favoriser la santé mentale et le bien-être des vétérans et des familles. Treize personnes sont actuellement inscrites à ce programme. Elles sont issues de divers secteurs de services, notamment des services à l’emploi, des services d’intervention clinique et non clinique et des services de soutien aux sans-abri. Elles ont commencé leur formation par huit ateliers en juillet 2021. Avec le soutien de mentors qui ont déjà fait le programme dans le passé, elles continueront à peaufiner leurs idées jusqu’en juillet 2022 pour arriver à un plan.

Nous avons aussi conclu 24 ententes de partenariat officielles avec des organismes communautaires et gouvernementaux phares, des partenaires universitaires et des centres de soins de santé au Canada, aux États-Unis et en Australie.

SE TENIR AU COURANT DES BESOINS : Faire le travail de terrain

Nous vous avons vus. Nous vous avons entendus.

Voici comment nous prenons les informations et conseils reçus d’acteurs du domaine pour les transformer en idées et en produits qui donnent des résultats concrets pour notre communauté.

Cerner les souhaits et les besoins de notre communauté

Nous avons pour objectif d’amener de véritables changements pour les vétérans et les familles.

Nous avons pour objectif d’amener de véritables changements pour les vétérans et les familles. Pour y arriver, nous devons d’abord déterminer ce qui fait défaut dans la recherche, la diffusion des connaissances et la prestation de services. En ayant une compréhension approfondie du paysage, nous pourrons établir un plan de travail qui reflète les véritables besoins et qui offre des solutions concrètes. Dans cet esprit, nous avons mené deux grandes études :

Analyse des lacunes en matière de recherche et de connaissances

Même si les esprits sont de plus en plus éveillés aux besoins en santé mentale des vétérans et de leur famille, les données probantes et la diffusion des connaissances sont encore insuffisantes, ce qui complique en partie l’élaboration de mesures de soutien, leur offre et l’évaluation de leur efficacité. Ces lacunes font aussi que les vétérans et les familles n’ont pas toujours accès aux renseignements importants qui leur seraient utiles. En 2021, l’Institut Atlas a commandé une revue systématique de la littérature et la tenue de consultations auprès d’intervenants pour déterminer la recherche et les connaissances qui manquent au sujet du TSPT et des troubles de santé mentale connexes. Parmi les 5 000 publications recensées, plus de 2 000 articles étaient pertinents et ont été inclus dans l’analyse.

Nous avons consulté les parties intéressées – les vétérans, les familles, les chercheurs, les fournisseurs de services et les décideurs – au moyen d’un sondage en ligne. Et nous avons aussi effectué une analyse documentaire systématique des études en anglais publiées entre 2010 et 2021 au Canada, aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Israël. Enfin, nous avons mené une analyse de la conjoncture des recherches et des efforts de diffusion des connaissances actuellement en cours dans le monde, ce qui nous a permis de trouver 339 études et 175 outils de connaissance et ressources.

Nous avons trouvé que la recherche présentait des lacunes pour chacun des domaines examinés (dépistage, évaluation et traitement; recherche sur les services de santé; causes et incidences; prévention, atténuation et intervention précoce; modèles et groupes, comme les femmes, les familles de vétérans et les hommes; ainsi que services sociaux et mesures de soutien). Quant à la diffusion des connaissances, nous avons relevé qu’il faut de l’information en langage clair qui est accessible, fiable, crédible et à jour ainsi qu’une plateforme centrale pour qu’un vaste éventail de personnes puissent aisément se renseigner.

L’Institut Atlas utilisera les résultats de cette analyse des lacunes pour dégager les thèmes de haute portée et de grande priorité qu’il peut aborder dans ses efforts de recherche et de diffusion des connaissances.

Évaluation des besoins des prestataires de services

Par ailleurs, nous avons cherché à comprendre les connaissances et la formation dont ont besoin les fournisseurs de services qui travaillent auprès de vétérans et des membres de leur famille ainsi que la meilleure façon de soutenir la mise en œuvre d’initiatives pour répondre à ces besoins.

Nous avons diffusé une enquête nationale en ligne auprès de professionnels qui assurent un large éventail de services de santé mentale. Les répondants se composent surtout de psychologues, de psychothérapeutes, de travailleurs sociaux et de conseillers.

Nous avons reçu des réponses de fournisseurs de services de toutes les provinces et d’un territoire. En tout, il y a eu près de 700 répondants, dont 437 du programme fédéral administré par Croix Bleue Medavie.

Les résultats de cette évaluation serviront à guider l’élaboration de ressources d’information, ainsi qu’à promouvoir et à tenir des formations cliniques et autres pour les fournisseurs de services, ce qui a commencé au début de 2022.

Points saillants

Élargir nos connaissances

Avant de diffuser des connaissances, il faut de nouvelles découvertes et des données fiables. Notre équipe de recherche utilise son expérience et son expertise pour explorer des pistes de recherche émanant de nos groupes de référence, de notre équipe axée sur l’expérience vécue, de notre analyse des lacunes et de notre communauté dans son ensemble. Cette année, le travail inlassable de notre équipe de recherche et de ses partenaires des quatre coins du monde a mené à :

  • 11 initiatives de recherche
  • 3 nouveaux partenariats de recherche
  • 16 manuscrits publiés
    • 13 citations
  • 4 manuscrits en cours d’examen
  • 10 conférences

Améliorer les mesures de soutien et les soins

Les fournisseurs de services sont aux premières lignes du réseau de soins pour les vétérans et les familles. Nous devons veiller à ce qu’ils aient la formation et les ressources nécessaires pour offrir des soins efficaces aux personnes qui ont servi notre pays. Nos efforts de création d’occasions de formation et de ressources pour les fournisseurs de services ont connu de grands succès cette année :

  • Nous nous sommes associés au Centre pour traumatismes de stress opérationnel du Centre de santé mentale du Royal Ottawa pour offrir un atelier de quatre jours sur la thérapie par exposition prolongée à 29 thérapeutes qui s’occupent des vétérans et de leur famille. L’Institut Atlas a payé les frais de cet atelier pour que les thérapeutes qui travaillent auprès de ces personnes puissent suivre une formation sur les soins fondée sur des données probantes. Dix-huit personnes ont aussi poursuivi leur formation en participant à des séances de consultation de groupe pendant 12 semaines, qui ont aussi été organisées et offertes gratuitement par l’Institut Atlas.
  • Nous avons demandé aux Drs Candice Monson and Philippe Shnaider d’offrir un atelier de quatre jours sur la thérapie de traitement cognitif à des thérapeutes admissibles qui s’occupent de vétérans et de leur famille. Quatre-vingt-seize thérapeutes y ont pris part et 54 ont ensuite participé à une consultation de groupe de 20 semaines.
  • Grâce à un nouveau partenariat avec Wounded Warriors Canada, quelque 500 fournisseurs de service suivront une formation gratuite de sensibilisation aux traumatismes chez les professionnels, ce qui comprend les membres actuels ou antérieurs des FAC et de la GRC.
  • Nous avons publié dans notre site Web deux sections d’une ressource pour les dirigeants du domaine de la santé, Comprendre et contrer les préjudices moraux : une boîte à outils pour les dirigeants; trois autres sections seront aussi publiées.
  • Nous avons commencé à travailler avec l’ICRTSP pour codiriger et coprésider un réseau communautaire national de soutien par les pairs (RCNSP) en vue d’élaborer conjointement des lignes directrices de base en matière de soutien par les pairs à l’intention des vétérans, du personnel de forces de l’ordre public et de leur famille.

S’engager et informer

Nous continuons à enrichir la série de ressources de l’Institut Atlas pour les vétérans, les familles, les fournisseurs de services et les chercheurs. Jusqu’à présent, nous avons créé plus de 50 feuillets de renseignements et rapports, trousses d’outils, guides, vidéos et pages Web sur des sujets tels que :

  • les événements en Afghanistan
  • les traumatismes sexuels liés au service militaire
  • les préjudices moraux
  • les options de traitement du TSPT
  • la violence conjugale
  • les vétérans dans les médias
  • le suicide
  • les familles
  • des témoignages de vétérans et de membres de leur famille

De plus, notre site Web continue d’être une voix efficace et mobilisatrice pour l’Institut Atlas avec son centre de connaissances, des liens vers des services de soutien, ses ressources et ses actualités. Cette année, le nombre de pages vues s’est élevé à 91 879.

Les cinq pages les plus vues sont les suivantes :

  1. Faire face aux événements actuels en afghanistan – Nombre de vues : 2 906 | Nombre de visites : 2 051
  2. Le tspt et quelques options de thérapie – Nombre de vues : 4 416 | nNmbre de visites : 3 049
  3. Traumatisme sexuel lié au service militaire – Nombre de vues : 5 465 | Nombre de consultations : 2 028
  4. Violence conjugale – Nombre de vues : 4 963 | Nombre de visites : 2 510
  5. Les familles et les amis – Nombre de vues : 4 383 | Nombre de visites : 3 253

Répondre aux besoins de la communauté

Symposium sur le traumatisme sexuel lié au service militaire

Des milliers de personnes au Canada et leurs proches sont touchés par des traumatismes sexuels liés au service militaire (TSM). Par l’entremise de la communauté de pratique canadienne sur le sujet, nous avons organisé, en collaboration avec le Département de psychiatrie et de neurosciences comportementales de l’Université McMaster, un symposium virtuel en trois parties.

Cet événement a débuté le 3 juin 2021 et a été suivi de trois séances en direct en septembre 2021. Rassemblant des chercheurs et des stratèges politiques issus de divers ministères, universités et organismes intermédiaires ainsi que des représentants de victimes d’un TSM, le symposium a réuni des personnes de toute une série de disciplines et de tous les horizons. Plus de 1 000 personnes ont d’ailleurs assisté aux trois parties virtuelles du symposium. Le sondage auquel les participants ont répondu après le symposium a montré que les deux tiers d’entre eux y ont assisté pour obtenir de l’information pour leur travail.

Taux de satisfaction pour chacune des parties :

Évolution du débat sur les inconduites sexuelles et les traumatismes sexuels liés au service militaire : une introduction

  • Qualité des conférenciers : 85 %
  • Qualité des conférences : 82 %
  • Symposium dans son ensemble : 81 %

Les services et les mesures de soutien destinés aux personnes touchées par les TSM

  • Qualité des conférenciers : 86 %
  • Qualité des conférences : 84 %
  • Symposium dans son ensemble : 84 %

La voie vers l’avenir

  • Qualité des conférenciers : 86 %
  • Qualité des conférences : 84 %
  • Symposium dans son ensemble : 86 %

L’importance des mots : Directives à l’intention des journalistes qui réalisent des reportages sur les vétérans

Le 27 octobre 2021, nous avons organisé un webinaire afin de présenter et d’analyser une nouvelle ressource visant à améliorer la couverture médiatique des troubles de santé mentale et du suicide chez les vétérans. Intitulée Directives pour les médias concernant les reportages sur les vétérans, cette ressource a été élaborée conjointement avec Rob Whitley, Ph. D., du Centre de recherche Douglas de l’Université McGill, et porte en particulier sur le TSPT et le suicide.

À partir d’une étude de cas sur la couverture médiatique récente liée à un vétéran de la guerre d’Afghanistan, le webinaire a permis d’en apprendre davantage sur l’objectif des Directives pour les médias et leurs effets escomptés sur le journalisme canadien. Un groupe d’experts composé de divers intervenants, y compris de personnes pouvant témoigner d’une expérience pertinente ainsi que de représentants du milieu universitaire et du domaine journalistique, ont analysé les récentes données de recherche et les Directives pour les médias. Ce webinaire avait pour objectif de proposer diverses façons d’améliorer la communication entre les journalistes et les vétérans lors d’une entrevue ainsi que d’éclairer les futurs journalistes canadiens qui sont appelés à couvrir des enjeux liés aux vétérans.

Statistiques

  • 94 personnes ont assisté au webinaire

Sondage mené après l’événement

  • 100 % des répondants assisterait à un futur webinaire sur la santé mentale des vétérans organisé par l’Institut Atlas.
  • 78 % ont trouvé le contenu du webinaire pertinent.
  • 56 % ont déclaré qu’il leur a permis de mieux comprendre l’influence des médias sur la santé mentale des vétérans.
  • 78 % des répondants ont signalé qu’ils souhaitaient en apprendre davantage sur les questions liées aux représentations des vétérans dans les médias.

Les familles comptent : Exploration de la participation des familles de militaires et de vétérans à la prévention du suicide au Canada

Il y a une prise de conscience accrue – dans la recherche, la pratique et les politiques – au fait que les membres des communautés militaires, y compris les membres des familles, sont davantage susceptibles d’avoir des pensées suicidaires, d’adopter des comportements suicidaires et de mourir par suicide. Les familles jouent un rôle vital dans la prévention du suicide. Le suicide a des répercussions graves et durables sur les membres de la famille. Ces répercussions peuvent être physiques, émotionnelles, spirituelles et relationnelles.

En novembre 2021, à l’occasion de la Journée internationale des survivants du suicide, nous avons organisé un webinaire en collaboration avec Heidi Cramm, Ph. D., et Denise DuBois, Ph. D., de l’Université Queen’s. Ce webinaire comprenait deux exposés et une discussion entre panélistes. Il avait pour objectif de mieux comprendre comment les familles sont incluses ou prises en compte dans les activités de prévention du suicide, d’intervention et de postvention dans plusieurs régions du pays. Il cherchait aussi à diffuser les connaissances découlant de recherches pertinentes et à rassembler diverses perspectives communautaires pour prévoir les prochaines étapes. Aux côtés de membres de la communauté, qu’il s’agisse de fournisseurs de services ou de membres des familles racontant leurs histoires personnelles de perte, nous avons entendu que les besoins des familles sont souvent négligés ou oubliés dans la recherche, les politiques et la pratique liées à la prévention du suicide ainsi qu’au sein de l’institution militaire dans son ensemble. Il faut toutes qu’elles accordent une place accrue aux familles.

Nous avons aussi entendu que les familles peuvent représenter une source de soutien essentielle pour leurs proches, mais elles ont aussi elles-mêmes de l’importance et ont besoin de soutien, de formation et de ressources appropriées tout au long du parcours de prévention du suicide, jusqu’à la postvention. À la base, il faut aider apprendre aux familles à composer avec les divers enjeux liés à la santé mentale et au suicide.

Statistiques
Bon nombre des 143 personnes qui ont assisté au webinaire ont répondu à un sondage après l’événement. Les résultats montrent que :

  • 96 % ont indiqué que le contenu du webinaire était pertinent.
  • 77 % ont déclaré que le webinaire leur avait permis de mieux comprendre la nécessité de tenir compte des familles lors des efforts en matière de prévention du suicide.
  • 92 % ont dit vouloir en apprendre davantage au sujet de la prévention du suicide au sein des communautés de militaires.

Faire face aux événements actuels en Afghanistan : Aide pour les vétérans et les anciens membres de la GRC, leur famille et leurs amis

Les événements mondiaux peuvent avoir des répercussions importantes sur les vétérans, surtout s’ils ont un lien direct avec leur service. C’est notamment ce qui s’est passé en août dernier quand les troupes se sont retirées d’Afghanistan et que les talibans ont repris le contrôle du pays, puis aussi au début de 2022 avec la guerre en Ukraine. En travaillant étroitement avec les vétérans du Canada et les familles pour bien comprendre l’incidence de ces événements sur eux, en prendre la mesure et déterminer le soutien dont ils ont besoin, nous avons entendu qu’il est important pour eux d’entendre et de sentir que le public « veille sur eux ». La meilleure façon d’y arriver consiste à se tenir au courant et prêts à offrir tout le soutien dont ils pourraient avoir besoin pour composer avec les traumatismes associés à des événements comme ceux-là.

Il est très important que les vétérans troublés par ces conflits ainsi que les membres de leur famille, leurs amis ou leurs fournisseurs de services aient accès à des ressources et des conseils pour faciliter leurs soins et leur bien-être. En ce sens, nous avons créé une section de ressources en ligne qui contient entre autres de l’information, des idées pratiques et des conseils à l’intention des personnes touchées par les conflits qui sévissent dans le monde. Ce contenu comprend des mesures d’aide et des renseignements sur les réactions courantes que bien des personnes peuvent avoir en ce moment, en plus de comporter des conseils pour composer avec la situation et des ressources offertes sur la santé mentale et le bien-être.

Présence dans les médias sociaux

Parallèlement, notre rayonnement dans les médias sociaux a continué de s’étendre tout au long de l’année. Notre présence en ligne a connu une importante croissance à la fin de l’exercice dans tous nos canaux sociaux :

  • Facebook : 832 abonnés | 263,3 % augmentation depuis 2021-2022
  • Twitter : 887 abonnés | 64 % augmentation depuis 2021-2022
  • LinkedIn : 781 abonnés | 205,1 % augmentation depuis 2021-2022
  • Marketing par courriel : 1 326 abonnés | 69 % augmentation depuis 2021-2022

À VENIR AU COURS DE L’EXERCICE DE 2022-2023

Voici un aperçu de certains des projets auxquels l’Institut Atlas travaillera au cours de l’année à venir :

Recherche

Publication de nos résultats de recherche :

  • Recherche menée en partenariat sur l’incidence de la pandémie de COVID-19 sur les vétérans et leur conjoint ou conjointe
  • Recherche menée en partenariat sur la suicidalité des militaires et des vétérans
  • Recherche menée en partenariat sur l’analyse de la couverture médiatique des vétérans
  • Recherche menée en partenariat sur les interventions en matière de sommeil, par la télésanté, pour les vétérans
  • Recherche menée en partenariat sur l’échelle des effets des préjudices moraux

Nouveaux projets

  • Nouveau partenariat pour étudier les lésions cérébrales traumatiques dans le but d’améliorer les fonctions cognitives des vétérans et des membres actifs présentant de légers symptômes persistants
  • Poursuite de la recherche sur le bien-être des conseillers linguistiques et culturels afghans
  • Poursuite du partenariat de recherche sur l’accès à des soins en cas de suicidalité pour les familles de militaires et de vétérans
  • Série de dialogues virtuels sur le cannabis, en partenariat avec la Commission de la santé mentale du Canada
  • Carte et répertoire des services de soutien par les pairs, lancement d’un nouveau réseau communautaire national de soutien par les pairs et définition de lignes directrices de base en matière de soutien par les pairs
  • Élaboration conjointe de nouvelles ressources sur une série de sujets pour répondre aux besoins d’information des vétérans, des familles et des fournisseurs de services

Initiatives guidées par les expériences vécues

  • L’esprit au-delà de la mission : un nouveau balado, en anglais seulement, créé pour et par les vétérans et les familles
  • Lancement d’un cadre de concertation des vétérans et des familles
  • Table ronde sur l’expertise vécue et la recherche en amont du Forum de l’ICRSMV
  • Sommet virtuel de deux jours pour les familles
  • Ressource en ligne pour les jeunes vivant au sein d’une famille touchée par un TSPT