La violence conjugale dans les collectivités de militaires et de vétérans canadiens nécessite des recherches plus poussées

Ottawa (Ontario), le 24 août 2022 : Bien qu’un nombre croissant de données de recherche indiquent que la violence conjugale (VC) est une préoccupation importante chez le personnel militaire et les vétérans, peu d’études portent sur le recours à la VC et sur les effets de celle-ci dans ces collectivités et au sein des familles. Un examen systématique récemment publié offre des renseignements importants sur la façon dont la VC est couramment vécue par le personnel militaire et les vétérans.

La recherche, dirigée par l’Institut Atlas pour les vétérans et leur famille et menée en collaboration avec le Phoenix Australia Centre for Posttraumatic Mental Health, utilise une définition pratique selon laquelle la VC comprend tout comportement visant à causer des dommages physiques, émotionnels ou sexuels dans le cadre d’une relation intime actuelle ou antérieure. Il peut s’agir de violence physique ou sexuelle ainsi que d’abus psychologique ou émotionnel comme le contrôle coercitif, soit un type de comportement manipulateur non physique utilisé pour obtenir et conserver la domination d’un partenaire.

L’examen conjoint par Atlas et Phoenix de la recherche sur la VC dans les collectivités de militaires et de vétérans a révélé que un membre du personnel en service actif et des vétérans sur huit (13 %) a déclaré avoir récemment exercé de la VC, et un sur cinq (21 %) a déclaré avoir récemment été exposé à la VC. Fardous Hosseiny, président et directeur général de l’Institut Atlas, a déclaré que ces résultats laissent entendre qu’il est fortement nécessaire de mieux reconnaître la VC et d’y réagir dans le contexte des militaires et des vétérans, particulièrement chez les Canadiens. « Comme la plupart, mais pas la totalité, de ces recherches ont été menées aux États-Unis, l’examen a également permis de cerner un besoin de recherche supplémentaire concernant le recours à la VC et les effets de celle-ci chez le personnel militaire, les vétérans et leur famille dans d’autres pays. »

Hosseiny, en confirmant que le personnel militaire et les vétérans peuvent être plus à risque de recourir à la VC ou d’y être exposés, a ajouté que les expériences uniques dans le contexte militaire, comme les réinstallations, les déploiements ainsi que le stress post-traumatique et les problèmes de santé mentale connexes, sont tous des facteurs qui pourraient accroître le risque de VC.

Le professeur David Forbes, homologue de M. Hosseiny pour Phoenix Australia, a déclaré que les conclusions de cet examen fournissent des renseignements à jour et fondés sur des données probantes au sujet de la fréquence à laquelle la VC est vécue et exercée par le personnel militaire et les vétérans : « Les résultats laissent entendre qu’il est fortement nécessaire de mieux reconnaître la VC et d’y réagir dans le contexte des militaires et des vétérans. Répondre à ce besoin pourrait nécessiter l’élaboration de programmes qui peuvent répondre aux besoins du personnel militaire, des vétérans et de leur famille qui sont exposés à la VC, ou en accroître la disponibilité. »

Hosseiny a ajouté que des exemples de tels programmes devraient comprendre des services de soutien pour les clients qui déclarent être exposés à la VC ainsi que de la formation destinée aux fournisseurs de soins de santé pour les vétérans et les membres de leur famille afin de les aider à discuter efficacement des signalements de recours et d’exposition à la VC, et d’y réagir. « Grâce à cette étude, nous avons une bien meilleure idée de la situation. Nous pouvons affirmer avec certitude qu’il est nécessaire d’offrir plus de services aux vétérans et à leur famille pour aider à prévenir et à réduire le recours à la VC dans ces collectivités. Les décideurs politiques et les dirigeants des organismes de services de santé peuvent appuyer ces efforts en mettant en œuvre des politiques qui favorisent la sensibilisation à la VC dans les services aux vétérans et à leur famille. »

Le projet, a ajouté M. Hosseiny, a été lancé principalement en réponse au risque accru de VC en général en raison de l’isolement et du stress liés à la pandémie de COVID-19 et à l’intérêt d’en savoir au sujet des répercussions sur les collectivités de militaires et de vétérans en particulier. En s’appuyant sur cet examen, l’Institut Atlas et le Phoenix Australia planifient une étude de suivi qui mobilisera les vétérans et les familles afin d’en apprendre davantage sur leurs expériences antérieures ou actuelles de recours aux services et programmes canadiens de soutien axés sur la VC.

Pour obtenir de plus amples renseignements sur cette étude, veuillez communiquer avec engagement@theroyal.ca. D’autres ressources sont accessibles au atlasveterans.ca/violence-conjugale.

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