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Nous ne sommes pas un fournisseur de services. Pour du soutien, consultez notre répertoire. Si vous êtes en détresse, appelez ou textez le 9-8-8.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) joue un rôle important dans l’histoire du Canada depuis 1873. En tant que service de police national, la GRC est devenue une partie intégrante de l’identité du pays, méritant une reconnaissance mondiale pour l’excellence policière et l’image emblématique de la « police montée » dans son uniforme à tunique rouge.

En plus de protéger les collectivités ici au Canada et à l’étranger, les membres de la GRC sont aussi des bénévoles dévoués et des citoyens actifs qui s’efforcent d’avoir un impact positif. De nombreux exemples témoignent de leur engagement indéfectible à soutenir les collectivités, par exemple la collecte réussie par le détachement de Kindersley de plus de 1 000 livres de dons pour la banque alimentaire locale et le programme national de mobilisation des jeunes de la GRC.

Le 23 mai 2023 marque le 150e anniversaire des services rendus par la GRC au public et à la sécurité de notre pays. Avec plus de 750 détachements d’un océan à l’autre, la GRC offre des services dans huit provinces, trois territoires, 150 municipalités et 600 communautés autochtones.

Joignez-vous à nous pour souligner cet anniversaire important partout au pays. Pour vous tenir au courant des événements, des activités et des faits intéressants du 150e anniversaire de la GRC, visitez : rcmp-grc.gc.ca/rcmp150-grc150

Nous servons : Série de vidéos rendant hommage aux nombreux rôles que jouent les vétérans de la GRC et leur famille.

Le service communautaire comporte des défis uniques qui peuvent avoir une incidence sur la santé mentale et le bien-être des vétérans de la GRC et de leur famille. L’intervention sur des scènes de crime à forte intensité, lors de catastrophes naturelles, de prises d’otages et d’autres incidents difficiles les expose souvent à des risques physiques et émotionnels. Ces expériences perturbent également leur vie personnelle, ce qui peut entraîner des sentiments d’isolement, d’épuisement, de solitude et de stress. Leurs proches, y compris les enfants et les jeunes, peuvent en ressentir les effets, même s’ils n’ont pas été directement témoins d’événements traumatisants.

Nous sommes heureux d’annoncer le lancement d’une campagne vidéo soulignant les 150 années de service dévoué de la GRC pour assurer la sécurité de notre pays. Afin de favoriser l’empathie au sein de la collectivité et de sensibiliser les gens aux diverses expériences des vétérans de la GRC et de leur famille, cette série présente de courts profils documentaires de membres actuels et anciens de la GRC qui expliquent ce que signifie servir et l’incidence de leur service sur eux et leurs proches.

De nouveaux épisodes seront diffusés au cours des prochaines semaines. N’oubliez pas d’ajouter cette page à vos favoris et restez à l’affût alors que nous dévoilons chaque histoire captivante!

Le sous-titrage codé est disponible pour ces vidéos. Pour activer cette fonction, sélectionnez CC dans le coin inférieur droit du lecteur vidéo.

Nous servons : Série de vidéos rendant hommage aux nombreux rôles que jouent les vétérans de la GRC et leur famille.

Le service communautaire comporte des défis uniques qui peuvent avoir une incidence sur la santé mentale et le bien-être des vétérans de la GRC et de leur famille. L’intervention sur des scènes de crime à forte intensité, lors de catastrophes naturelles, de prises d’otages et d’autres incidents difficiles les expose souvent à des risques physiques et émotionnels. Ces expériences perturbent également leur vie personnelle, ce qui peut entraîner des sentiments d’isolement, d’épuisement, de solitude et de stress. Leurs proches, y compris les enfants et les jeunes, peuvent en ressentir les effets, même s’ils n’ont pas été directement témoins d’événements traumatisants.

Nous sommes heureux d’annoncer le lancement d’une campagne vidéo soulignant les 150 années de service dévoué de la GRC pour assurer la sécurité de notre pays. Afin de favoriser l’empathie au sein de la collectivité et de sensibiliser les gens aux diverses expériences des vétérans de la GRC et de leur famille, cette série présente de courts profils documentaires de membres actuels et anciens de la GRC qui expliquent ce que signifie servir et l’incidence de leur service sur eux et leurs proches.

De nouveaux épisodes seront diffusés au cours des prochaines semaines. N’oubliez pas d’ajouter cette page à vos favoris et restez à l’affût alors que nous dévoilons chaque histoire captivante!

  • Voici l'histoire de Brenda
  • Voici l'histoire de Glenda
  • Voici l'histoire de Heather
  • Voici l'histoire de Nigel
  • Voici l'histoire de Ross et Dee

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Nous ne sommes pas un fournisseur de services. En cas d’urgence, veuillez composer le 9-1-1 ou consulter notre répertoire des services pour obtenir des renseignements sur les services de crise et d’urgence.

Vous soutenir, vous et vos proches, sur la voie du bien-être

Les troubles de santé mentale peuvent nuire à la capacité de fonctionner, ce qui rend le soutien en temps opportun crucial pour le rétablissement et la guérison. La page Web Les familles et les amis est une ressource en ligne complète qui fournit des idées pratiques, des outils et de l’information pour aider les membres de la famille à reconnaître les risques associés au fait de servir comme policier et de prendre des mesures préventives. Ce carrefour de ressources vise à améliorer votre compréhension et à soutenir votre être cher vivant avec le trouble de stress post-traumatique (TSPT). Les sujets comprennent :

Les signes et les symptômes du TSPT

  • Conseils pour gérer les défis quotidiens et faire face aux situations particulièrement difficiles
  • Stratégies pour soutenir vos enfants et les aider à identifier et à communiquer leurs sentiments

Consultez la page

En plus de notre page Web pour les familles, nous offrons une gamme de ressources conçues pour soutenir les vétérans de la GRC et des FAC, ainsi que leur famille, notamment :

  • Personnel de la sécurité publique et blessures de stress post-traumatique (BSPT): Que sont les blessures de stress post-traumatique (BSPT)? C’est une blessure qui peut survenir après avoir vécu des événements traumatisants, en avoir été témoin ou en avoir entendu parler. Les BSPT touchent de nombreux membres du personnel de la sécurité publique et leur famille. Si vous faites partie de ces personnes, sachez que vous n’êtes pas seul.
  • Aperçu du TSPT et de certaines options de traitement : Renseignements sur les options les plus récentes en matière de traitement du TSPT pour les vétérans, les familles des vétérans, les premiers répondants et toute personne qui vit un stress post-traumatique.
  • L’esprit au-delà de la mission: Une série de balados présentant des conversations franches, honnêtes et informatives qui plongent dans les vrais problèmes vécus par les vétérans et les familles des FAC et de la GRC qui vivent avec des troubles de santé mentale.
  • Perspectives : Blogue présentant des histoires, des perspectives et des idées de personnes ayant une expérience vécue.
  • Gérer le stress des Fêtes : Pour certains vétérans et leur famille, les Fêtes peuvent être une période difficile de l’année. Cette ressource téléchargeable offre des conseils pour gérer le stress pendant la période des Fêtes.
  • Ressources sur les traumatismes sexuels liés au service militaire Cette collection de ressources, y compris des fiches d’information téléchargeables et des vidéos, vise à fournir du soutien et de l’information aux vétérans et aux membres de leur famille qui ont subi un traumatisme sexuel lié au service militaire (TSM) au Canada, ainsi qu’aux fournisseurs de soins de santé qui travaillent avec eux.

Si vous cherchez des renseignements sur les prestations, le soutien par les pairs, le counselling et les outils d’éducation destinés aux vétérans et à leur famille dans des situations qui ne mettent pas leur vie en danger, consultez notre répertoire des services.

Vous cherchez d’autres façons d’avoir une incidence positive sur la communauté des vétérans de la GRC et de leur famille?

Explorez notre page Impliquez-vous pour trouver des occasions qui correspondent à vos intérêts et à votre expertise.

Pour célébrer le Mois des enfants des militaires 2023, l’Institut Atlas est fier de mettre en vedette les enfants des membres des Forces armées canadiennes en service ainsi que ceux des vétérans. Les « enfants » des militaires et des vétérans peuvent être de tous âges; des personnes âgées dont les parents ont combattu pendant la Seconde Guerre mondiale aux personnes d’âge moyen, en passant par les jeunes et les jeunes adultes. Ces personnes remarquables ont fait preuve d’adaptabilité, de souplesse et de force dans diverses situations, jouant un rôle vital dans leur unité familiale. Comme les pissenlits qui prospèrent partout où ils sont portés par le vent, les enfants des militaires et des vétérans ont souvent voyagé et ont prospéré là où ils atterrissaient.

Ce mois de célébration nous offre l’occasion de souligner la force et la persévérance des enfants militaires et vétérans à travers leurs histoires. En partageant leurs expériences, nous espérons inspirer et donner de l’espoir à d’autres qui pourraient vivre des expériences similaires.

Visitez notre plus récent blogue, Perspectives, pour lire de nouveaux profils et entendre diverses voix raconter ce que c’est que d’être un enfant de militaire ou de vétéran.

Renseignements supplémentaires pour les enfants et les jeunes : Cette page Web de l’Institut Atlas offre de l’information et des ressources aux enfants dont un membre de la famille souffre d’une blessure de stress post-traumatique et fournit des conseils sur l’adaptation aux enfants aux prises avec un stress traumatique secondaire.

Livres de conte pour enfants militaires et vétérans

Nos Superpouvoirs. Ce livre célèbre les forces et les contributions des enfants des membres des Forces armées canadiennes et des vétérans.

La maman de Jojo s’absente. Ce livre explore les expériences des familles de militaires pendant un déploiement et offre un guide utile aux parents et aux gardiens pour aider les enfants à vivre une séparation, à communiquer et à tisser des liens.

Maman est un soldat. Destiné aux parents des Forces canadiennes et aux éducateurs d’enfants de 4 à 8 ans, le livre raconte l’histoire d’un jeune garçon dont la mère est soldate et offre un guide pertinent et perspicace aux parents et aux gardiens pour aider les enfants à traverser les hauts et les bas de la vie militaire.

Ressources pour les parents et les aidants

L’Institut des Familles Solides – Programmes pour les militaires. Si vous avez besoin d’accompagnement pour les transitions, comme les déploiements, les affectations, les cours de formation et la réintégration, l’Institut des Familles Solides peut vous aider. Les programmes offerts par l’Institut ont pour but d’aider les familles ayant des enfants de 3 à 17 ans à développer des stratégies d’adaptation au changement. Les services y sont gratuits et offerts à des moments qui conviennent aux familles, en plus d’être assurés par des employés formés aux compétences culturelles militaires.

Wounded Warriors Canada (WWC). Le programme Warrior Kids [enfants guerriers] de WWC a pour but d’aider les enfants à bâtir des relations positives avec leurs pairs, à acquérir des connaissances et à développer de nouvelles capacités d’adaptation qui les aideront à grandir et à s’épanouir.

Camp Enfants de héros. Camp d’été pour les enfants des premiers intervenants, des familles de militaires et de vétérans vivant avec des parents souffrant d’une blessure de stress opérationnel. Ce programme offre un milieu de soutien où les enfants peuvent établir des liens avec d’autres jeunes qui partagent les mêmes expériences.

Pour les fournisseurs de services qui soutiennent les enfants des militaires et des vétérans

Guide pour le travail auprès des enfants des militaires. Ce guide conçu par les Services de bien-être et moral des Forces canadiennes et Jeunesse, J’écoute offre d’excellents conseils sur la façon de travailler avec les enfants des militaires et de les soutenir.

Centre de connaissances Les Familles et les amis de l’Institut Atlas. Notre page Web dédiée offre des ressources, de l’information et des outils aux familles et aux amis des vétérans des Forces armées canadiennes et de la Gendarmerie royale du Canada vivant avec le trouble de stress post-traumatique. Ce centre de connaissances vise à habiliter et à aider les familles et les amis à mieux comprendre et à soutenir leurs proches en période difficile.

À INSCRIRE À VOTRE CALENDRIER!

Le 25 avril, vous pourrez assister à la projection virtuelle d’une nouvelle série de courts métrages. Celle-ci donne la parole à des jeunes qui expliquent ce que c’est que d’avoir un vétéran souffrant d’une blessure de stress post-traumatique dans sa famille. Les renseignements sur l’inscription suivront!

Alors que bon nombre d’entre nous se préparent pour la période des Fêtes, pour certains vétérans et leur famille, cette période de l’année est marquée par le chagrin, l’anxiété et la dépression. La pression et le stress générés par les festivités peuvent sembler insurmontables pour plusieurs personnes vivant avec une blessure de stress post-traumatique (BSPT). Pour d’autres, la séparation de la famille et des amis peut créer des sentiments intenses de tristesse et de nostalgie.

À l’Institut Atlas, nous savons que la période des Fêtes peut être difficile à traverser. Nous savons que les vétérans, même s’ils sont entourés de leur famille et de leurs amis, peuvent se sentir seuls malgré tout. Les vétérans peuvent participer à des activités dans leur collectivité et se sentir désespérés malgré tout. Malgré la joie de vous retrouver avec des gens que vous aimez pour passer le temps des Fêtes, il peut être normal de vivre des moments de découragement. Vous n’êtes pas seuls – de nombreuses ressources peuvent vous aider.

Suivez-nous sur nos réseaux sociaux et découvrez nos 12 jours d’idées et de ressources pour rendre la période des Fêtes un peu plus joyeuse.

Pour commencer, jetez un coup d’œil à nos ressources spéciales;

Vous y trouverez des conseils et des idées pour gérer les moments les plus difficiles de la période des Fêtes. Vous trouverez également des idées pour créer des célébrations qui vous conviennent!

Jetez un coup d’œil à notre nouvelle vidéo qui partage des idées pour rendre la saison des Fêtes un peu plus heureuse.

Les vétérans et leur famille ont souvent des histoires percutantes à raconter. Des histoires de force et de courage face aux défis, de résilience et de guérison après des expériences traumatisantes, et d’espoir au milieu de toute cette noirceur.

En partageant ces histoires, nous espérons aider d’autres personnes en leur faisant savoir qu’elles ne sont pas seules et commémorer la richesse et la diversité des expériences des vétérans et de leur famille au Canada.

Créés par des vétérans des Forces armées canadiennes (FAC) et de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et des membres de leur famille de partout au Canada – et racontées dans leurs propres mots – ces nouvelles histoires virtuelles donnent vie à des expériences réelles qui comprennent des pertes profondes, des luttes intenses et des défis en santé mentale, tout en donnant une lueur d’espoir.

Visionnez les histoires virtuelles ici.

Hommage au service, au courage et au sacrifice de la communauté des militaires et des vétérans du Canada

Au fil des générations, les membres des Forces armées canadiennes (FAC) ont servi avec bravoure au pays et partout dans le monde, sur terre, en mer et dans les airs, dans la quête de la paix et de la liberté pour tous. Beaucoup ont payé le prix ultime de cet idéal. D’autres sont rentrés chez eux changés à jamais avec des blessures visibles et invisibles.

Alors que nous soulignons le début de la Semaine des vétérans 2022, nous commémorons le souvenir de ceux et celles qui ont sacrifié leur vie au service de notre pays. Nous leur rendons hommage en partageant leurs histoires et leurs expériences. Nous rendons également hommage aux vétérans qui sont encore parmi nous, y compris ceux qui vivent maintenant avec le stress post-traumatique et d’autres blessures physiques, émotionnelles et morales découlant de leur courageux service.

Nous pensons aussi aux familles de militaires qui ont perdu des êtres chers. Nous reconnaissons le rôle essentiel que jouent les membres de la famille dans la prestation de soins et de soutien aux membres actifs et aux anciens membres des Forces armées canadiennes et nous leur rendons hommage également.

À l’occasion de la Semaine des vétérans — et chaque jour —, nous vous invitons à prendre le temps de réfléchir aux réalisations et aux contributions inestimables de ces braves Canadiens et Canadiennes.

Le Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa

Commémoration d’anniversaires importants en 2022

Cette année marque plusieurs anniversaires importants pour les opérations militaires du Canada au pays et à l’étranger. Pour en savoir plus sur chacun de ces événements historiques :

Quelques façons de souligner la Semaine des anciens combattants

  • Façons de se souvenir : Qu’il s’agisse de regarder, d’écouter et de lire des histoires de vétérans, d’organiser des activités commémoratives dans votre collectivité ou d’y assister, cet article présente diverses façons de participer activement à la commémoration des sacrifices et des réalisations des Canadiens et des Canadiennes qui ont servi et qui continuent de servir notre pays ici et à l’étranger.
  • Ressources sur l’histoire militaire : Explorez la fière histoire militaire du Canada en visitant l’un des musées militaires et d’aviation du Canada, en téléchargeant des ressources éducatives ou en parcourant des expositions en ligne et des galeries de photos.
  • Journée des vétérans autochtones : Le 8 novembre, rendez hommage aux vétérans des Premières Nations, des Métis et des Inuit pour les remercier de leur service et de leur tradition.
  • Cérémonies du jour du Souvenir : À l’occasion du jour du Souvenir le 11 novembre, assistez en personne à la Cérémonie nationale du jour du Souvenir 2022 au Monument commémoratif de guerre du Canada à Ottawa, ou regardez la cérémonie en direct à la télévision ou en ligne. Vous pouvez également repérer la cérémonie du jour du Souvenir la plus proche de votre collectivité à l’aide de l’outil de localisation des événements de la Légion royale canadienne.

Du soutien est disponible

La Semaine des vétérans marque le début d’une période qui peut être difficile pour certains vétérans et membres de leur famille. Voici quelques ressources offertes aux vétérans et aux familles :

  • Répertoire des services : Liste de ressources et de mesures de soutien pour les militaires, les vétérans et leurs familles, y compris des liens vers des services en cas de crise, du counseling et de la thérapie, des outils éducatifs et du soutien par les pairs.
  • Composer avec la période des Fêtes : Ce document PDF téléchargeable contient des conseils pour aider les vétérans et les membres de leur famille à réduire le stress causé par la période des Fêtes.

À l’occasion de la Journée des vétérans autochtones, nous rendons hommage aux près de 15 000 membres des Premières Nations, Inuits et Métis qui ont servi ou servent dans les Forces armées canadiennes.

Une initiative honore les vétérans autochtones décédés en veillant à ce qu’une pierre tombale spéciale soit installée sur leur lieu de sépulture. Apprenez-en plus dans notre dernier billet de blogue.

Une journée d’hommage, de célébration et de souvenir

Chaque année, le troisième vendredi de septembre, nous prenons le temps de rendre hommage aux familles des militaires canadiens, de célébrer les contributions qu’elles apportent et de nous souvenir des sacrifices qu’elles font.

Plus de 2 000 membres des Forces armées canadiennes sont déployés chaque année dans le cadre d’opérations nationales et internationales, notamment pour protéger la souveraineté du Canada dans l’Arctique, empêcher la pêche illégale et offrir de la formation aux troupes en Ukraine.

Chacun de ces militaires est le conjoint, le partenaire, le parent, l’enfant, le frère, la sœur ou l’ami de quelqu’un. Les militaires servent le Canada, mais les membres de familles de militaires au pays soulignent souvent des occasions spéciales, des naissances et d’autres événements marquants et combattent même des maladies sans eux. Ils élèvent une famille, poursuivent leur carrière et s’occupent du foyer, demeurant prêts à accueillir leurs êtres chers en uniforme à la fin de leur mission. Ce sont eux qui veillent à la bonne marche du foyer.

Plus que jamais, il est essentiel que les Canadiens de toutes les collectivités s’entraident. En reconnaissant et en appuyant les membres de la famille et les amis qui sont aux côtés de nos militaires, et en renforçant leur rôle, nous offrons aux personnes qui servent un soutien inestimable : la tranquillité d’esprit que procure le fait de savoir que tout va bien chez eux.

Joignez vous aux membres de l’équipe de l’Institut Atlas pour remercier chaleureusement les membres et les amis des familles de militaires et de vétérans, aujourd’hui et tous les jours.

Ne manquez pas notre sommet virtuel, Outiller les familles en leur offrant des connaissances, une communauté et de l’espoir, qui aura lieu les 27 et 28 janvier 2023!

Cet événement gratuit de deux jours fournira de l’information, des outils et des ressources sur la santé mentale et le bien être des familles de vétérans. L’inscription débutera le 12 octobre 2022. Restez à l’affût pour en savoir plus!

À l’automne 2021, l’Institut Atlas (auparavant, le Centre d’excellence sur le TSPT) s’est associé à l’Université Carleton en Ottawa afin de créer À chacun son
chemin : Vivre avec le TSPT
. Cette exposition virtuelle, conçue par des étudiants diplômés du Département d’histoire, présente les témoignages de vétérans atteints du TSPT et de membres de leur famille

Travaillant en étroite collaboration avec leurs mentors de l’Institut Atlas, les étudiants ont dégagé les principaux thèmes de l’exposition :

  • Il n’est pas inhabituel de développer un TSPT à la suite d’un événement   traumatisant
  • Chaque personne réagit au TSPT de façon différente
  • Les répercussions au-delà de la personne
  • La guérison est possible

En regroupant des travaux de recherche, des témoignages, des photographies, des œuvres d’art ainsi que des souvenirs évocateurs, les élèves ont créé un portrait émouvant et essentiel de ce que vivent au quotidien de nombreux vétérans et membres de leur famille touchés par le TSPT.

Nous vous invitons à parcourir À chacun son chemin : Vivre avec le TSPT, et à découvrir les nombreuses histoires que les étudiants ont su dépeindre et présenter avec soin.

Nous tenons à remercier les vétérans ainsi que les membres de leur famille qui ont si généreusement consacré de leur temps aux étudiants, leur ont confié leurs histoires et les ont éclairés de leur sagesse :

  • Baltej Singh Dhillon
  • Laryssa Lamrock
  • Steve Lamrock
  • Sean Maher
  • Polly Maher
  • Tim O’Loan
  • Peter Winfield

Nous tenons également à saluer le travail et les réalisations de l’équipe d’étudiants, dirigée par leur formatrice Trina Cooper-Bolam, Ph. D. :

  • Shrouk Abdelgafar
  • Jasmin Anisa Cardillo
  • Meghan Carriere
  • Sarah Catterall
  • Natalie Cross
  • Laura Lefevre
  • Alexa Lepera
  • Carol Markos
  • Kavita Mistry
  • Sam Nicholls
  • Meg Oldfield
  • Karen Reynolds
  • Lauren Rollit
  • Kirstan Schamuhn

Veuillez noter que l’exposition est présentée uniquement en anglais.

Le stress post-traumatique se manifeste de différentes manières et peut toucher bien des personnes. Il peut toucher des militaires, des membres de la GRC et des vétérans – surtout ceux qui ont été témoins d’événements traumatisants ou y ont été exposés – et leur famille. Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) peut provoquer des sentiments de tristesse, de peur, de culpabilité et, dans certains cas, de désespoir.

Les personnes atteintes d’un TSPT peuvent être victimes de stigmatisation. La société ne comprend pas toujours le TSPT, ce qui peut engendrer de fausses idées sur les personnes qui en souffrent. À cause de cette stigmatisation, il peut s’avérer difficile de chercher et de demander de l’aide. Le fait de se renseigner sur le TSPT et ses symptômes peut améliorer la vie des personnes aux prises avec ce trouble.

Durant tout le mois de juin, nous publierons des récits de personnes atteintes d’un TSPT. Il ne doit pas y avoir de honte associée au TSPT; ce trouble survient quand notre vie ou celle d’un être cher est menacée. La présente page comprend aussi des ressources et de l’information sur le TSPT pour faire comprendre ce trouble, apprendre à composer avec ses incidences et, éventuellement, en guérir. Il y a de l’espoir, des traitements efficaces et la possibilité d’une vie meilleure.

 

Ressources:

Tim O’Loan : Vétéran autochtone

Sharp Dopler : Vétérane et survivante de la purge LGBT

Tout au long du mois, nous présenterons le profil de vétérans canadiens d’origine asiatique. Nous publierons des cheminements en santé mentale et des témoignages de courage, de force, de compassion et de guérison. De nombreux Canadiens et Canadiennes d’origine asiatique se sont engagés à servir notre pays, ici comme à l’étranger. Il y a une longue histoire d’héroïsme et d’altruisme à faire connaître, à explorer et à célébrer.

Nous vous invitons à suivre nos publications sur le Mois du patrimoine asiatique dans les médias sociaux – Facebook, Twitter et LinkedIn – et à revenir à la présente page tout au long du mois pour découvrir les nouveaux profils de braves personnes canadiennes d’origine asiatique.

Pour obtenir des ressources soulignant les nombreuses contributions des vétérans canadiens d’origine asiatique, veuillez consulter les sites suivants :

Autres ressources :

Iniquités raciales et détresse morale : supplément du document Détresse morale chez les travailleurs de la santé durant la pandémie de COVID-19. Guide sur les préjudices moraux

Le lieutenant Tim Chi Lee et sa famille ont émigré de Hong Kong dans les années 1980 pour s’établir dans le secteur d’East Vancouver. La famille Lee n’a pas hésité à embrasser le mode de vie vancouvérois. Tim Chi a connu une enfance semblable à celle de ses pairs : l’école, le hockey et du bon temps avec les copains. Pourtant, même s’il était natif de Vancouver, Tim Chi avait parfois le sentiment d’être un étranger. Les gens l’interrogeaient sur son parcours, du genre « D’où viens-tu? » Et lorsqu’il répondait qu’il était de Vancouver, on lui répliquait la plupart du temps : « Non, mais d’où viens-tu vraiment? » Heureusement, ces situations étaient anecdotiques puisque Vancouver est une ville diversifiée et multiculturelle. Mais malgré cela, Tim Chi a connu une enfance difficile qui s’est plus tard manifestée par une dépression et de la colère.

C’est le père de Tim Chi qui l’a incité à joindre les rangs des Forces armées canadiennes (FAC), en lui relatant avec intérêt les exploits des militaires canadiens à l’échelle internationale. « Mon père pensait qu’il y avait quelque chose de noble à servir dans les Forces armées canadiennes, qu’il considérait comme un allié du bien. » Sous l’influence de sa mère, le jeune Tim Chi s’est inscrit au programme de la Ligue navale, où il a découvert la camaraderie, le sentiment d’appartenance et le milieu structuré qui faisaient partie intégrante du programme.

Après ses études secondaires, Tim Chi s’est joint au British Columbia Regiment – BCR (Duke of Connaught’s Own – DCO), une unité de reconnaissance blindée de la Réserve.  Il adorait conduire des véhicules, particulièrement ceux à transmission manuelle, et c’est au sein du BCR qu’il a appris avec grand plaisir les rudiments des missions de reconnaissance blindée. « On m’a donné toutes les chances de réussir », avoue Tim Chi. Ce dernier a toujours senti qu’il avait l’appui de ses pairs et de la chaîne de commandement dans tout ce qu’il entreprenait.

Pendant ses premières années de service dans l’armée, Tim Chi est parvenu à évoluer au sein d’un contexte militaire car il n’accordait aucun espace mental à ses émotions, l’entraînement demeurant son unique préoccupation. Cela a fini par le rattraper : « Je n’ai pas prêté attention à cette situation jusqu’à ce qu’elle commence à nuire à mon travail », ajoute-t-il.

En 2008, alors que Tim Chi travaillait à temps plein au quartier général de la brigade locale, il a constaté qu’il n’arrivait plus à gérer la dépression qui commençait à perturber sa vie, ni à en faire abstraction. « Certains jours, je n’arrivais tout simplement pas à fonctionner. Je m’absentais régulièrement du travail, je ne répondais pas au téléphone, je me réfugiais chez moi pour la journée, ou encore je faisais des crises de panique lorsque j’étais stressé. Puis, deux éléments déclencheurs simultanés sont arrivés dans ma vie, et c’est à ce moment que j’ai pris conscience que j’avais besoin d’une aide professionnelle. D’abord, parce que je n’arrivais plus à respecter un horaire régulier, j’ai commencé à faire l’objet de mesures disciplinaires au travail », explique Tim Chi.

Alors que certains de ses collègues et de ses superviseurs mettaient en doute la fiabilité de Tim Chi, d’autres ont reconnu chez lui les signes et les symptômes de la dépression, et ils n’ont pas hésité à l’orienter vers les Services de santé des Forces canadiennes afin qu’il obtienne de l’aide. Au même moment, sa petite amie de l’époque a constaté qu’il réagissait de façon très malsaine au stress et l’a incité à demander de l’aide professionnelle. « Ces deux interactions m’ont amené à prendre conscience que je ne pouvais pas continuer à réprimer ou à fuir mes émotions, mais que je devais me résoudre à examiner ce qui se passait dans ma tête », ajoute-t-il.

Tim Chi a commencé à consulter un travailleur social du QG et à explorer l’origine profonde de ses problèmes. On l’a ensuite dirigé vers un conseiller spécialisé auprès de la clientèle militaire et policière. « Il m’a amené à développer des mécanismes d’adaptation, puis à comprendre, à recadrer et à surmonter une grande partie des traumatismes, de la douleur et de la colère que je cultivais en moi », explique Tim Chi. Malgré la stigmatisation qu’il risquait de subir et les conséquences auxquelles il s’exposait par rapport à sa carrière, Tim Chi a persisté. « À ce moment-là de ma vie, je n’avais pas d’autre choix : soit je renonçais à ma carrière militaire pour des enjeux disciplinaires, soit je m’efforçais d’améliorer la situation ».  Tim Chi avait touché le fond et a décidé de demander de l’aide.

Composer avec un diagnostic de santé mentale a été difficile pour Tim Chi, surtout auprès de sa famille et de la communauté asiatique. À l’époque, certains membres de la communauté n’abordaient pas ou évitaient délibérément le sujet de la santé mentale. « Mes parents ont été particulièrement bouleversés d’apprendre que je consultais un professionnel pour des problèmes de santé mentale. Ils ne comprenaient pas ce que signifiait de demander de l’aide d’un professionnel en santé mentale : ils voulaient seulement que je me dépêche à me remettre sur pied. J’ai dû leur expliquer que le chemin vers la guérison était un processus qui ne se réalisait pas du jour au lendemain », raconte-t-il. Sa persévérance a porté fruit.

Heureusement, Tim Chi a continué de consulter et a connu une carrière enrichissante au sein des FAC. « Je reconnais qu’à l’époque, j’ai eu la chance incroyable d’avoir un superviseur qui croyait en mon potentiel et qui m’a aidé à aborder le système de santé mentale. »

Après un certain temps, il s’est vu confier des responsabilités de leadership, si bien qu’il a gravi les échelons au sein du régiment jusqu’à devenir sous-officier supérieur. Tim Chi a d’ailleurs assumé d’importants rôles de direction au sein du BCR et a été reconnu par l’unité de commandement pour son dévouement et son éthique du travail.

Il garde de bons souvenirs de sa formation de qualification avancée en leadership, où lui-même et ses camarades de classe avaient dû se surpasser, tant sur le plan physique que psychologique. Tim Chi se souvient d’avoir apprécié ce défi, alors que certains de ses pairs avaient trouvé l’expérience particulièrement éprouvante. Parmi les faits saillants de sa carrière, il souligne les déploiements lors d’opérations nationales comme l’Opération LENTUS en 2017, ainsi que ses diverses occasions de voyager au pays comme à l’étranger. Tim Chi a parcouru toutes les provinces au pays, s’est rendu en Europe pour faire la tournée des champs de bataille où son régiment a combattu, et a escaladé le mont Kilimanjaro en Afrique de l’Est en compagnie d’autres membres du BCR.

Alors qu’il suivait le programme de leadership intermédiaire (une formation nationale pour obtenir le grade d’adjudant), c’est l’un de ses collègues qui l’a incité à faire carrière comme officier dans les FAC.

Après mûre réflexion et écoutant son côté proactif, Tim Chi a voulu voir s’il avait ce qu’il faut pour devenir pilote dans l’Aviation royale canadienne. Au terme d’un processus exigeant menant à la sélection de 3 candidats sur un total de 20, il a finalement été retenu : son rêve de piloter un aéronef des FAC devenait réalité.

Tim Chi attribue son succès aux années passées dans les forces armées et au soutien de ses amis et de sa famille. Pour mieux affronter les difficultés de la vie militaire, il mise sur sa foi, le soutien de sa famille et son bien-être physique et mental. Il est rassuré de savoir que les FAC ont beaucoup progressé dans le domaine de la santé mentale et du bien-être au bénéfice de leurs membres. « À l’époque, on ne disposait d’aucune sentinelle de pairs, et les séances d’information sur la santé mentale ne semblaient pas concerner les militaires des rangs inférieurs et elles leur étaient inaccessibles. Je me suis également senti stigmatisé par le fait que mes problèmes découlaient de mes antécédents familiaux, et non d’une blessure de stress opérationnel », explique Tim Chi. De nos jours, on offre aux militaires de tous les grades une formation spécialisée en matière de bien-être qui contribue à sensibiliser les militaires, à réduire la stigmatisation et à former les superviseurs sur le sujet de la santé mentale.

Il évolue actuellement au sein de l’Escadron de soutien aux opérations du 19e Escadre Comox. Tim Chi se considère choyé, et il vit chaque journée avec gratitude en savourant sa chance de servir le Canada.

Le sergent d’état-major (à la retraite) Jim Wong s’estime très chanceux d’avoir réalisé son rêve de devenir agent dans la Gendarmerie royale du Canada (GRC). Il a pris sa retraite en tant que commandant de détachement, après 37 ans de service en uniforme et en civil, principalement en Alberta et en Ontario.

Sa famille a immigré de Chine en 1950. Elle s’est installée à Marwayne (250 habitants), en Alberta, après que son père eut acheté un restaurant avec les économies de son emploi de serveur à Edmonton. La barrière linguistique a compliqué l’adaptation de la famille de Jim à la culture occidentale. Les deux enfants aînés de la famille ont trouvé particulièrement difficile de devoir commencer l’école dans une nouvelle langue. Quant à Jim et son jeune frère, même s’ils travaillaient au restaurant familial après l’école, ils avaient plus de liberté pour participer à des activités scolaires et sportives.

Jim a commencé à s’intéresser au service policier à 12 ans, quand un agent de la GRC est intervenu pour mettre fin à une agression contre son père perpétrée par deux personnes en état d’ébriété au restaurant. Après cet incident, Jim a senti qu’il voulait venir en aide aux autres, comme le policier qui avait aidé son père. Il a compris qu’il pourrait réaliser ce rêve en se joignant à la GRC.

Au cours des 37 années durant lesquelles il a porté la tunique rouge, Jim a été affecté aux quatre coins du pays. Il a participé à des opérations policières, à des fonctions en civil et à des enquêtes sur le crime organisé, les bandes de motards, les gangs de rue et d’autres activités criminelles graves.

Son travail au sein de la police nationale du Canada l’a amené à vivre plusieurs événements traumatisants et bouleversants qui ont entraîné des problèmes de santé mentale. Toutefois, avec l’aide de sa chaîne de commandement, Jim a trouvé le soutien nécessaire et a pu surmonter plusieurs de ces expériences accablantes. Il continue son cheminement en santé mentale, préconise le soutien par les pairs et aide d’autres membres de la GRC en tant que représentant du Programme d’aide aux employés.

« Je garde de bons souvenirs de toutes mes expériences et je peux dire que je n’ai jamais eu une “mauvaise” affectation. J’essaie toujours de m’intégrer à la communauté et je suis très engagé dans les événements et initiatives communautaires », explique Jim. Il se souvient tout particulièrement de l’initiative Coats for Kids pour donner des manteaux d’hiver aux enfants et de la campagne Liquor Bag durant laquelle les écoliers ont écrit des messages ou peint des dessins sur des sacs de papier brun pour bouteilles d’alcool un Noël sur le thème « Évitez l’alcool au volant ».

Jim s’est aussi investi dans un programme de mentorat en partenariat avec des équipes sportives locales, telles que les Flames et les Stampeders de Calgary. Ces équipes remettaient des billets à la GRC, qui demandait à des mentors dans ses rangs d’accompagner des jeunes défavorisés à ces matchs. Jim était profondément motivé par la volonté d’aider les autres, et c’est ce qu’il a pu faire au quotidien. « J’ai travaillé avec de nombreuses personnes qui étaient fantastiques, confie-t-il. Ces moments et les connaissances pratiques que j’ai acquises à la GRC n’ont pas de prix. Je crois que cela a fait de moi une meilleure personne, un meilleur père et un meilleur grand-père », ajoute Jim. Il serait prêt à revivre la même grande aventure.

Ayant grandi dans le Lower Mainland en Colombie-Britannique, le caporal-chef (à la retraite) Stan Clark a vécu sa première expérience avec l’armée en participant aux exercices des cadets avec son père écossais, vétéran de l’armée britannique et membre des Forces armées canadiennes (FAC).

Les rigueurs de l’alpinisme et du plein air en Colombie-Britannique et au Yukon sont des éléments qui ont incité Stan à se joindre à la Ligue navale et plus tard aux Cadets de l’Armée. « J’ai découvert que j’aimais la montagne quand j’ai suivi un cours de leadership pour cadets à Banff, puis quand j’ai participé à une excursion avec Outward Bound au Pays de Galle », raconte Stan.

La mère coréenne de Stan ne partageait pas l’enthousiasme de son fils qui voulait s’enrôler dans un organisme militaire parce qu’elle avait des souvenirs pénibles de la vie en Corée du Nord et qu’elle avait dû échapper au régime militaire oppressif de ce pays. Elle avait réussi à s’enfuir en Corée du Sud avec une partie de ses frères et sœurs, mais tous les membres de sa famille n’avaient pas réussi à fuir. Elle avait aussi dû endurer ce qui est attendu d’une femme de militaire. Elle craignait que son fils ne s’enrôle dans les FAC parce que cela signifiait pour lui une vie de missions et de situations dangereuses, comme celle de son mari. Toutefois, quand elle a vu combien les cadets ont apporté un sentiment d’appartenance, un sens du devoir et un esprit de solidarité à son fils Stan, elle a fini par céder et par lui donner sa bénédiction.

Stan a commencé sa carrière militaire comme réserviste avec le Royal Westminster Regiment (R Westmr R). Il est ensuite passé dans la Force régulière et est devenu membre du 1er bataillon du Royal Canadian Regiment (RCR).

Même s’il avait servi dans le Régiment aéroporté d’élite du Canada en tant que jeune parachutiste, Stan a quitté le service à temps plein pour terminer ses études secondaires et explorer d’autres perspectives de carrière. Il est revenu comme réserviste au R Westmr R et a pu mettre à profit ses nouvelles compétences dans la Force régulière.

Durant ce bref crochet, Stan a compris que l’encadrement et les possibilités d’emplois dans la Force régulière lui manquaient, ce qui fait qu’il a réintégré les rangs. Il a été envoyé en affectation et déployé avec l’opération HARMONY en ex-Yougoslavie et le 3e bataillon du RCR (compagnie de parachutistes), avant d’être affecté à la Base des Forces canadiennes Suffield, rebaptisée la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry. Stan a aussi été déployé dans le cadre de l’opération APOLLO (première rotation en Afghanistan) en 2001.

Malheureusement, Stan a été blessé par un tir fratricide à la ferme de Tarnak alors qu’il participait à un exercice de tir réel. Une bombe de 500 livres a été lâchée par erreur sur le peloton de Stan, tuant quatre soldats et en blessant de nombreux autres. C’est ainsi qu’a commencé le cheminement de Stan vers la santé mentale, physique et spirituelle. Il a été affecté à la 39e Brigade à Vancouver, où il a pu se remettre et commencer sa vie après sa libération des FAC pour raisons médicales.

Stan a senti toute l’aide que lui apportait l’adjoint du médecin des Services de santé des Forces canadiennes, qui l’a encouragé à raconter son histoire à d’autres membres blessés des FAC. Il a ainsi pu vivre sa première expérience de soutien par les pairs, une méthode de soutien dont il se fait encore maintenant l’apôtre.

Aujourd’hui, Stan mise sur ses compétences militaires et son amour du plein air pour faciliter son rétablissement. Il parle de son vécu à d’autres vétérans et organise des activités en plein air pour que l’activité physique et la camaraderie puissent contribuer à leur guérison. Il travaille aussi avec des unités locales de l’armée et des cadets de l’air, avec lesquelles il peut continuer à servir de mentor et de conseiller auprès des jeunes du Canada.

Ayant grandi dans le Lower Mainland en Colombie-Britannique, le caporal-chef (à la retraite) Stan Clark a vécu sa première expérience avec l’armée en participant aux exercices des cadets avec son père écossais, vétéran de l’armée britannique et membre des Forces armées canadiennes (FAC).

Les rigueurs de l’alpinisme et du plein air en Colombie-Britannique et au Yukon sont des éléments qui ont incité Stan à se joindre à la Ligue navale et plus tard aux Cadets de l’Armée. « J’ai découvert que j’aimais la montagne quand j’ai suivi un cours de leadership pour cadets à Banff, puis quand j’ai participé à une excursion avec Outward Bound au Pays de Galle », raconte Stan.

La mère coréenne de Stan ne partageait pas l’enthousiasme de son fils qui voulait s’enrôler dans un organisme militaire parce qu’elle avait des souvenirs pénibles de la vie en Corée du Nord et qu’elle avait dû échapper au régime militaire oppressif de ce pays. Elle avait réussi à s’enfuir en Corée du Sud avec une partie de ses frères et sœurs, mais tous les membres de sa famille n’avaient pas réussi à fuir. Elle avait aussi dû endurer ce qui est attendu d’une femme de militaire. Elle craignait que son fils ne s’enrôle dans les FAC parce que cela signifiait pour lui une vie de missions et de situations dangereuses, comme celle de son mari. Toutefois, quand elle a vu combien les cadets ont apporté un sentiment d’appartenance, un sens du devoir et un esprit de solidarité à son fils Stan, elle a fini par céder et par lui donner sa bénédiction.

Stan a commencé sa carrière militaire comme réserviste avec le Royal Westminster Regiment (R Westmr R). Il est ensuite passé dans la Force régulière et est devenu membre du 1er bataillon du Royal Canadian Regiment (RCR).

Même s’il avait servi dans le Régiment aéroporté d’élite du Canada en tant que jeune parachutiste, Stan a quitté le service à temps plein pour terminer ses études secondaires et explorer d’autres perspectives de carrière. Il est revenu comme réserviste au R Westmr R et a pu mettre à profit ses nouvelles compétences dans la Force régulière.

Durant ce bref crochet, Stan a compris que l’encadrement et les possibilités d’emplois dans la Force régulière lui manquaient, ce qui fait qu’il a réintégré les rangs. Il a été envoyé en affectation et déployé avec l’opération HARMONY en ex-Yougoslavie et le 3e bataillon du RCR (compagnie de parachutistes), avant d’être affecté à la Base des Forces canadiennes Suffield, rebaptisée la Princess Patricia’s Canadian Light Infantry. Stan a aussi été déployé dans le cadre de l’opération APOLLO (première rotation en Afghanistan) en 2001.

Malheureusement, Stan a été blessé par un tir fratricide à la ferme de Tarnak alors qu’il participait à un exercice de tir réel. Une bombe de 500 livres a été lâchée par erreur sur le peloton de Stan, tuant quatre soldats et en blessant de nombreux autres. C’est ainsi qu’a commencé le cheminement de Stan vers la santé mentale, physique et spirituelle. Il a été affecté à la 39e Brigade à Vancouver, où il a pu se remettre et commencer sa vie après sa libération des FAC pour raisons médicales.

Stan a senti toute l’aide que lui apportait l’adjoint du médecin des Services de santé des Forces canadiennes, qui l’a encouragé à raconter son histoire à d’autres membres blessés des FAC. Il a ainsi pu vivre sa première expérience de soutien par les pairs, une méthode de soutien dont il se fait encore maintenant l’apôtre.

Aujourd’hui, Stan mise sur ses compétences militaires et son amour du plein air pour faciliter son rétablissement. Il parle de son vécu à d’autres vétérans et organise des activités en plein air pour que l’activité physique et la camaraderie puissent contribuer à leur guérison. Il travaille aussi avec des unités locales de l’armée et des cadets de l’air, avec lesquelles il peut continuer à servir de mentor et de conseiller auprès des jeunes du Canada.

Le Mois des enfants de militaires est l’occasion pour nous de célébrer les enfants ­– jeunes et moins jeunes – des familles de militaires et de vétérans. Il est important de reconnaître les sacrifices consentis par les enfants de militaires, ainsi que leurs forces, et de leur donner accès à des ressources susceptibles de les aider dans les moments plus difficiles.

Nous vous invitons à suivre sur cette page nos publications sur le Mois des enfants de militaires de découvrir de nouveaux profils d’enfants de militaires provenant des quatre coins du pays, autant ceux qui l’ont un jour été que ceux qui le sont aujourd’hui!

Nous espérons que les ressources suivantes pourront aider votre famille dans les bons moments, comme dans les moments difficiles :

  • L’Institut des Familles Solides – Programmes pour les militaires : Si vous avez besoin d’accompagnement pour les transitions, comme les déploiements, les affectations, les cours de formation et la réintégration, l’Institut des Familles Solides peut vous aider. Les programmes offerts par l’Institut ont pour but d’aider les familles ayant des enfants de 3 à 17 ans à développer des stratégies d’adaptation au changement. Les services y sont gratuits et offerts à des moments qui conviennent aux familles, en plus d’être assurés par des employés formés aux compétences culturelles militaires.
  • Wounded Warriors Canada (WWC) : Le programme Warrior Kids [enfants guerriers] de WWC a pour but d’aider les enfants à bâtir des relations positives avec leurs pairs, à acquérir des connaissances et à développer de nouvelles capacités d’adaptation qui les aideront à grandir et à s’épanouir.
  • Guide pour le travail auprès des enfants des militaires : Ce guide conçu par les Services de bien-être et moral des Forces canadiennes et Jeunesse, J’écoute offre d’excellents conseils sur la façon de travailler avec les enfants des militaires et de les soutenir.
  • Nos Superpouvoirs : Nos Superpouvoirs est un livre pour enfants mettant en relief le soutien qu’apportent les enfants à leurs parents, vétérans ou membres des Forces armées canadiennes, qui doivent composer avec des blessures ou une maladie.

Kathryn est fière d’avoir été une enfant de militaire. Elle a grandi dans une famille des Forces armées canadiennes (FAC) dans les années 60 et 70, et elle a habité dans des bases militaires au Nouveau‑Brunswick, au Québec et dans l’ex-Allemagne de l’Ouest. D’un déménagement à l’autre, elle a connu les difficultés de laisser derrière elle des amitiés tout en s’adaptant à d’autres cultures. Elle ne changerait cependant son enfance pour rien au monde.

Warrant Officer (Ret’d) Cyril Jordan

« Selon moi, il y a deux catégories d’enfants de militaires : ceux qui se débrouillent très, très bien, et ceux qui vivent ça difficilement. C’était sans doute la meilleure façon d’apprendre à vivre le moment présent, même si je me disais parfois “Pourquoi faut-il encore se faire de nouveaux amis?” ou “Pourquoi encore tout recommencer?” Ça m’a permis d’apprendre le vivre-ensemble en oubliant un peu ma propre personne, au-delà de ma culture, et ainsi d’explorer et d’élargir mes horizons », affirme Kathryn.

Même si elle reconnaît sa chance d’avoir vécu dans différents pays, Kathryn est consciente que les transitions ont été difficiles pour tous les membres de sa famille. Il leur a fallu du temps pour se rajuster à leur retour au Canada : « Après l’Europe, nous trouvions la nourriture tellement fade ici. C’étaient les années 70, alors les restos de l’époque ne servaient pas la même cuisine qu’aujourd’hui. »

Elle avoue que ces transitions ont particulièrement pesé lourd pour ses parents. « Mon père était une personne distante sur le plan affectif, et même physique. Il partait, il s’enrôlait dans toutes sortes de choses qui l’occupaient ailleurs pendant un an. Et lorsqu’il revenait après un exercice militaire ou quelque mission à Chypre ou en Égypte, c’était très difficile pour lui de trouver sa place dans le train-train quotidien. »

La mère de Kathryn a souvent agi comme une mère célibataire, prenant en charge le ménage en l’absence de son mari. Et quand il revenait, ce n’était pas toujours les grandes retrouvailles. Il y avait souvent des tensions et des disputes, même parfois de la violence, malheureusement. « Je me souviens d’être intervenue pour les séparer, et je peux vous dire qu’à cet âge-là, ce sont des choses dont on ne parle pas et qu’on garde pour soi », dit-elle.

La guérison et le pardon

Warrant Officer (Ret’d) Cyril Jordan

« Lorsque j’ai quitté la maison, je ne savais pas que mes parents souffraient d’un trouble de stress post‑traumatique (TSPT). Je leur en voulais, et je me sentais un peu comme un agneau blessé. Heureusement, j’ai eu la chance d’être accueillie par mes grands-parents quand je suis partie. Et ce n’est pas avant d’atteindre moi-même la soixantaine avancée que j’ai compris que mes parents avaient un TSPT : j’étais aux prises avec le même problème, et c’est là que j’ai voulu comprendre », explique Kathryn.

Kathryn a suivi plusieurs thérapies et cherché à mieux se connaître et à vivre le moment présent, si bien que son ressentiment à l’égard de ses parents s’est transformé en une véritable empathie. En voulant guérir et pardonner, elle a réussi à mieux accepter que nous sommes imparfaits, et que c’est normal.

Elle ajoute : « Je me demande parfois, en rétrospective, si je ferais les mêmes choix de vie si c’était à recommencer. Et la réponse est oui, absolument. »

Un message pour les enfants de militaires d’aujourd’hui

Warrant Officer (Ret’d) Cyril Jordan

« Dans certains cas, ce n’est qu’après plusieurs années qu’on finit par comprendre. C’est alors que viennent la compassion et le pardon, mais aussi l’acceptation de soi et de ce qui a forgé notre identité. Sachez simplement que vos parents vous aiment, et qu’ils font leur possible en ce moment avec les moyens qu’ils ont. »

Grant a grandi dans une famille militaire. Il a toujours eu l’impression que sa famille imposait un certain degré de respect et que les gens les traitaient différemment parce que son père était dans l’armée. Ils avaient quelque chose de spécial. Sa famille avait une histoire inspirante, avait un avenir financier assuré et, de l’extérieur, était équilibrée. Tout n’était pas rose pour autant.

« En grandissant, je ne comprenais pas vraiment ce qui était différent. J’ignorais ce qui était normal. Je savais seulement ce que moi je trouvais normal », raconte Grant. Quand son père a pris sa retraite de l’armée, l’adaptation a été difficile. Grant s’est retrouvé dans une situation où il devait être très vigilant et continuellement aux aguets. Il a dû apprendre à déchiffrer les émotions des autres et à y réagir en conséquence.

« Je ne savais jamais ce qui m’attendait à la maison. Je suis devenu très empathique et toujours à l’affût de ce qui se passait autour de moi dès mon plus jeune âge. J’ai dû l’être pour ma propre sécurité. Cela m’a rendu plus avisé que j’aurais dû l’être », pense Grant.

L’isolement et le manque de ressources étaient difficiles. « Une partie du TSPT de mon père se manifestait par l’évitement. Mon père s’est vraiment distancié de l’armée au début de sa retraite. Je n’avais pas beaucoup d’occasions de rencontrer d’autres enfants dans ma situation. Donc, j’ai dû bâtir ma propre communauté », explique Grant.

C’est seulement après avoir quitté le foyer familial pour aller à l’université que Grant a commencé à voir ce qui se passait vraiment à la maison. Ce n’était pas « normal » et, malheureusement, ce n’était pas correct. « Je me suis rendu compte qu’une bonne partie de ce que j’ai appris durant mon enfance venait du fait de vivre avec une personne dont le cerveau avait été programmé pour une zone de guerre et dont les compétences parentales étaient influencées par son entraînement. Pour un enfant, les choses qui étaient dites, et la manière dont elles étaient dites, faisaient peur, mais je me suis souvent culpabilisé parce que mon père n’a jamais voulu me blesser ou me faire peur intentionnellement. Il m’aimait (et m’aime encore), confie Grant. Il a fallu du temps et bien des thérapeutes pour comprendre que ce n’était ni de sa faute ni de la mienne et que ni lui ni moi n’étions de mauvaise personne. C’est à ce moment-là que j’ai commencé à me rétablir, à me doter de mécanismes de soutien et à compter sur des amis de confiance. La partie la plus importante de mon cheminement a été d’apprendre à avoir des limites avec mes parents. »

Trouver sa communauté et retrouver la santé

« Ç’a été difficile de fixer des limites. C’est dur de créer un espace, de faire respecter la distance quand tu sais que tes parents ont besoin de toi, mais je devais commencer à m’occuper de moi », explique Grant.

Après avoir fixé des limites, il a commencé à déployer activement des efforts pour se bâtir une communauté et chercher de l’aide. Sa communauté est partie d’une soirée hebdomadaire de jeu qui est vite devenue le point culminant de sa semaine. Mais Grant a compris qu’il lui fallait plus qu’un moment à attendre avec impatience dans sa semaine. Si la soirée de jeu était annulée, il avait besoin d’autres choses pour l’aider à maintenir un état d’esprit positif et sûr.

Sa nouvelle communauté l’a aidé à retrouver confiance en lui et à se sentir bien. Grant a appris à affronter des situations, des conversations ou même des semaines difficiles en se tissant une grande communauté et en pratiquant différentes activités qui lui procurent du plaisir et une sérénité. L’écriture de poèmes, les arts, l’écoute de musique et de balados ou même juste du temps passé dans un bon bain l’ont amené à comprendre l’importance de s’occuper de lui. Choisir consciemment de prendre soin de lui a été très bénéfique dans son quotidien.

« Des fois, c’est dur de parler des choses difficiles qui se passaient. C’est dur de le faire tout en montrant à mes parents combien je les aime énormément, avoue Grant. L’idée de l’espoir ne m’allumait pas. J’étais déprimé de penser que l’espoir était absent. Mais avec les bons amis, les bons médicaments et la bonne démarche, je ne dirais pas que j’ai espoir, mais que l’espoir est possible. C’est encore difficile, mais j’ai plus de bonnes que de mauvaises journées maintenant. Les choses peuvent s’améliorer », ajoute-t-il.

Anne est fière de son père et des sacrifices qu’il a fait pour son pays. Elle a grandi dans une famille des Forces armées canadiennes (FAC) dans les années 2000, dans la grande région de Québec. « Mon père est un modèle de courage, de force et de résilience », dit-elle d’emblée. Bien que des liens serrés l’unissent maintenant à son père, le parcours de la famille ne fut pas sans défis.

Enfance dans une famille militaire

Les années du primaire n’ont pas toujours été faciles pour Anne, qui se sentait bien seule dans sa situation. Le seul autre élève dont le père faisait aussi partie des FAC vivait une enfance différente de la sienne. « Son père n’avait pas de trouble de stress post-traumatique (TSPT). Quand il revenait de mission, tout semblait rose. Mon ami faisait plein d’activités avec son père », se remémore Anne. Le père d’Anne a quant à lui reçu son premier diagnostic de TSPT quand elle avait deux ans. Quand il revenait de mission, il parlait peu et s’isolait. Anne ne comprenait pas pourquoi les deux familles vivaient des réalités si différentes. « Je me comparais à mon ami dont le père faisait le même travail que le mien. Je me demandais si c’était moi le problème, si c’était de ma faute », se souvient-elle.

 

Anne aurait aimé qu’enfant, on lui explique ce que vivait son père. « C’est difficile de comprendre le TSPT de notre parent quand on est enfant. J’aurais eu besoin de comprendre sa réalité, ce qui se passait dans sa tête, » explique-t-elle. Or, bien que bienveillants, les professionnels qui l’ont soutenue ne comprenaient pas toujours la vie des familles de militaires.

 

C’est manque de compréhension quant au TSPT de son père qui a amené Anne à couper les ponts pendant quelques années l’adolescence. « Je lui en voulais pour des choses qui n’étaient pas de sa faute. J’ai tracé des liens qui n’existaient pas, j’ai cru qu’il avait voulu être absent », déplore-t-elle. C’est entre autres grâce au support de ses amis qu’Anne a repris contact avec son père. Elle se confiait beaucoup à eux, et ils l’ont aidée à faire la part des choses et l’ont encouragée à écrire à son père. « Sans mes amis au primaire et au secondaire, je ne serais peut-être pas arrivée à ma prise de conscience. Je ne veux plus le bouder pour des choses qui ne sont pas de sa faute. » Petit à petit, ils ont recollé les pots cassés.

Fierté et reconnaissance

« Je suis contente de la relation que j’ai bâtie avec mon père ces dernières années », dit Anne. Ils ont réappris à se connaître, à se faire confiance. Elle n’aurait jamais rêvé que leur relation devienne un jour aussi belle. « Je suis très reconnaissante de ce lien qui nous unit maintenant. On se parle de ce qu’on a vécu. Je suis capable de m’ouvrir à lui, et il en est aussi capable en retour. »

Les expériences qu’Anne a vécues lui serviront sous peu dans le monde professionnel, elle qui complète actuellement un programme en techniques de travail social. « Je veux aider des jeunes qui ont un parcours similaire au mien. Je veux aider d’autres enfants de militaires à bâtir une relation comme celle que j’ai avec mon père », dit-elle. Anne veut offrir un soutien adapté à la réalité des familles des FAC, car encore trop peu de services répondent aux besoins spécifiques de cette communauté. Elle veut que les enfants se sentent entendus et, surtout, compris. « Je crois que mon père est fier que je veuille aider d’autres jeunes », ajoute-t-elle.

Anne espère ensuite compléter un baccalauréat et une maîtrise, et étendre ses services de soutien aux militaires qui reviennent de mission.

Message pour les enfants de militaires d’aujourd’hui

Plus que tout, Anne veut que les jeunes comprennent qu’ils ne devraient pas porter le poids de leur situation familiale sur leurs épaules. « Vous n’êtes pas le problème. Ce qui se passe à la maison n’est pas de votre faute. »