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Déclaration sur les conclusions du Bureau de l’ombudsman des vétérans

Le Centre d’excellence sur le TSPT prend acte des conclusions et des recommandations du Rapport sur les avantages pour soins de santé mentale destinés aux membres des familles, de plein droit, pour des problèmes de santé mentale liés au service militaire, publié le 19 janvier par le Bureau de l’ombudsman des vétérans. Les conclusions du rapport sont conformes à celles du Centre d’excellence, qui reposent sur nos propres recherches et consultations auprès des vétérans et de leur famille.

Actuellement, les membres de la famille d’un vétéran ne peuvent eux-mêmes recevoir du soutien en santé mentale d’ACC que si ce soutien peut également avoir un effet positif sur la santé mentale du vétéran, s’il fait partie du plan de traitement ou de réadaptation du vétéran et si le professionnel qui traite le vétéran détermine que la famille nécessite du soutien en santé mentale. Or, cette situation place les membres de la famille, et particulièrement les conjoints, dans une position vulnérable, alors que leur accès aux soins ne tient aucunement compte de leurs propres besoins, mais repose plutôt sur les besoins de quelqu’un d’autre. Étant donné que 87 % des conjoints des militaires et des vétérans sont des femmes, celles-ci risquent de subir encore plus les effets du paternalisme et du sexisme.

Les recherches actuelles montrent clairement que les familles des militaires et des vétérans connaissent des expériences de vie différentes de celles de la population en général, des réalités qui présentent des défis uniques. Elles doivent notamment composer avec de multiples déménagements et de fréquentes perturbations dans leurs réseaux sociaux, leurs projets d’études et leur emploi en raison de nombreuses affectations. L’absence d’un parent qui participe à un déploiement ainsi que l’anxiété causée par le risque de blessure ou de décès du parent en mission sont des sources de stress pour les membres de la famille. À cela s’ajoutent les défis que comporte la vie avec un membre de la famille ou un vétéran touché par le TSPT et dont on doit s’occuper.

Les conjoints des militaires et des vétérans constituent les principaux aidants de ces derniers. Comme l’indique le rapport, la famille agit comme « point de départ » lorsque surviennent des difficultés liées à la transition, y compris pour détecter les effets du TSPT. La famille est très importante pour le bien-être du vétéran; or, si elle ne se porte pas bien, le bien-être et le pronostic du vétéran sont susceptibles d’être gravement affectés.

« Ce dont chacun de nous doit se souvenir, c’est que chaque personne ayant servi son pays au sein des Forces armées canadiennes est également le fils ou la fille, le parent, le conjoint ou la conjointe, le ou la partenaire, le frère ou la sœur, ou encore l’ami(e) de quelqu’un. Ils appartiennent tous à une cellule familiale. Leur famille les aime, compte sur eux et les soutient, et nous serions naïfs de croire que les répercussions du service militaire, et particulièrement du TSPT, n’influencent ni n’altèrent le fonctionnement de la famille. Les familles des militaires et des vétérans sont exposées à des facteurs de stress uniques et importants, et il y a fort à parier que les vétérans qui sont parvenus à se rétablir du TSPT n’y sont pas arrivés seuls. Ces familles ont mérité le droit d’accéder à de l’aide et nous leur devons de la leur apporter. La cellule familiale constitue le noyau de chacune de nos collectivités canadiennes. »

Laryssa Lamrock, conseillère stratégique – famille
Centre d’excellence – TSPT

Le Centre d’excellence souhaite collaborer avec les vétérans, leur famille, Anciens Combattants Canada, les autorités de santé publique provinciales et d’autres chefs de file dans le secteur de la santé mentale afin de concevoir le système le plus efficace et le plus efficient qui soit à l’intention des vétérans et de leur famille.

Certains pays assurent une prestation de services optimale grâce à une gestion axée sur les vétérans, alors que d’autres mettent en place une structure de services par l’entremise d’organismes de santé régionaux. Quelle que soit l’approche adoptée, l’expérience nous montre que ce système doit reposer sur une approche globale du bien-être, et inclure un soutien aux familles de plein droit.

Notes de bas de page :
https://www.cafconnection.ca/getmedia/5fbcf542-d946-4d6f-b7f9-70ab8c466bb4/State-of-Military-Families-in-Canada-August-2018.pdf.aspx

https://www.veterans.gc.ca/fra/about-vac/research/research-directorate/publications/reports/2015-research-military-veteran-families